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J’entends bien ceux qui sont choqués par la multiplication des micro partis autour d’un élu ou d’un leader politique et en conséquence par le fait qu’un contribuable puisse financer plusieurs organisations politiques.

Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Voyons le chemin parcouru : on est bien passé pour l’essentiel d’un financement opaque et clandestin de la vie politique à un fonctionnement transparent et contrôlé.

La constitution prévoit que les partis se forment librement et concourent à l’expression de la démocratie. Deux questions me paraissent alors essentielles : cela doit-il valoir exclusivement pour les grands partis nationaux ou englober également les clubs ou structures plus locales pour les inciter à se financer justement de la façon la plus claire ? Préfère-t-on la structure associative, beaucoup moins contrôlée, et autorisant les financements sans aucune limitation ?

Il est clair que, même monté en épingle En savoir +

J’ai répondu, sur LePost.fr, à un billet d’un blogueur qui y reprenait une information du quotidien Libération, selon laquelle la centrale d’achat d’espace de toutes les campagnes de communication des opérateurs publics était chargée de mobiliser – avec un budget de 120 millions d’euros – des équipes dédiées au story telling en faveur du chef de l’Etat.

J’ai parlé de fantasmes. Le budget évoqué est en effet celui de la totalité des campagnes de communication publique, dont les deux tiers portent sur la sécurité routière, la santé, l’environnement et la lutte contre le cancer. Les marchés sont publics, la transparence totale, les messages signés. Tout est contrôlé par le Parlement et la Cour des Comptes. Il n’y a aucune place dans ces procédures pour du soi-disant story telling politique.

Ce que j’ai trouvé le plus signifiant, ce n’est pas tellement qu’un journal comme Libé cherche du sensationnel, disons… En savoir +

Délégué interministériel à la communication, Thierry Saussez, ancien patron de pub et proche de Nicolas Sarkozy, dirige le Service d’information du gouvernement (SIG) depuis avril 2008. Il rejette tout reproche de «propagande» gouvernementale… En savoir +

Rumeur, confusion, amalgame, la chasse est ouverte. Comme toujours, elle se situe dans un contexte : on ne vise pas par hasard le ministre qui conduit la réforme des retraites et avait, dans ses fonctions précédentes, déclaré la guerre à la fraude fiscale.

Comme toujours, elle génère son lot de sous-entendus et de déformations : Madame Woerth ne gérait pas la fortune de Madame Bettencourt mais, dans des conditions parfaitement transparentes, les placements des dividendes perçus au titre de ses participations dans l’Oréal.

Comme toujours, elle confine à l’absurde : les pouvoirs publics ne pouvaient pas se désintéresser de la situation de l’une des plus grandes entreprises mondiales dont le siège est en France. De la même façon, il faut condamner toute fraude, même marginale par rapport à la fortune de Madame Bettencourt, tout en se félicitant que la première contribuable privée de France n’ait jamais cherché à s’exiler fiscalement. En savoir +