Un monde virtuel

Nous vivons une drôle d’époque.

Il se dit ou s’écrit tant de choses qui nous échappent. Je viens d’en vivre 2 exemples.

La semaine dernière le Canard enchaîné se déchaîne contre moi à partir d’un pré-rapport de la Cour des Comptes sur le fonctionnement du Service d’Information du Gouvernement que je dirigeais. La technique est grossière puisque seul compte, après les réponses et les mises au point , le rapport définitif. Mais cela fait toujours son effet de prétendre, par exemple, que mes frais de bouche, sur 10 mois, étaient de 60.000€! Comme si j’étais venu servir l’Etat pour gueuletonner… Ce poste est, en fait, celui de toutes les réceptions, petit-déjeuners, lancements de campagne etc… de l’ensemble du service. Comme le Canard s’est bien gardé de publier ma mise au point et même si, pan sur le bec, il n’y a eu aucune reprise, on risque de me ressortir cela un jour ou l’autre. Au moins,les faits exacts figureront ici.

Cette semaine (voir l’article), Paul Wermus évoque le déjeuner auquel je participais avec notamment Jean Glavany, l’ancien ministre socialiste. Comme j’évoque la chance que j’ai eue de rester fidèle, y compris dans ma vie professionnelle, à mes idéaux de jeunesse et au gaullisme il me répond que cela ne m’a empêché de faire des offres de service à François Mitterand que j’aurais rencontré à plusieurs reprises à l’Elysée. Il se trouve que je n’ai jamais approché d’aucune manière et à aucun moment l’ancien Président socialiste. Cela aurait sans doute pu se produire mais cela n’est pas le cas… sauf dans la mémoire de Jean Glavany. Ainsi va le monde virtuel…

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