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Chacun, à son niveau, tire les conclusions du résultat des élections régionales.

La principale touche à l’abstention et notamment la plus significative, celle d’un grand nombre d’électeurs de droite.

C’est un signal fort. La crise y est pour beaucoup, elle diffère les résultats des changements profonds engagés, augmente les difficultés rencontrées par de nombreux Français dans nos villes comme dans nos campagnes, engendre l’inquiétude y compris du déclassement qui touche les classes moyennes et bien au delà.

Constatons néanmoins qu’il ne s’agit pas d’un vote contre les réformes. Une grande majorité de nos concitoyens souhaite au contraire qu’elles soient poursuivies ou accélérées.

Cela signifie deux choses :

1- Nous vivons une véritable révolution culturelle. Le concept de la réforme est entré dans notre vocabulaire quotidien. C’est un mot que l’on chuchotait hier, parfois presque un gros mot. Cette En savoir +

Il est vrai que nos campagnes électorales sont devenues assez tristes. On peut se poser la question de savoir en quoi la réglementation y est pour quelque chose.

J’ai participé, voici quelques jours, à un dîner-débat avec Michel  Rocard, l’auteur de la loi du 15 janvier 1990 qui réglemente la communication en période électorale.

Acquis considérable de cette loi sur lequel on ne reviendra plus : éviter les abus du passé en plafonnant les dépenses et en contrôlant les recettes.

Inconvénient  majeur : le législateur a voulu aussi interdire la publicité par voie d’affichage et dans la presse trois mois avant le scrutin (de 3 à 4 mois plus exactement, je vous passe les détails juridiques).

A partir de l’instant où les dépenses sont plafonnées et contrôlées durant l’année qui précède l’élection, il est vrai que l’on se demande pourquoi, en plus, le législateur a interdit la publicité par voie de presse ou En savoir +