Fiction et réalité
28 juin 2010
Rumeur, confusion, amalgame, la chasse est ouverte. Comme toujours, elle se situe dans un contexte : on ne vise pas par hasard le ministre qui conduit la réforme des retraites et avait, dans ses fonctions précédentes, déclaré la guerre à la fraude fiscale.
Comme toujours, elle génère son lot de sous-entendus et de déformations : Madame Woerth ne gérait pas la fortune de Madame Bettencourt mais, dans des conditions parfaitement transparentes, les placements des dividendes perçus au titre de ses participations dans l’Oréal.
Comme toujours, elle confine à l’absurde : les pouvoirs publics ne pouvaient pas se désintéresser de la situation de l’une des plus grandes entreprises mondiales dont le siège est en France. De la même façon, il faut condamner toute fraude, même marginale par rapport à la fortune de Madame Bettencourt, tout en se félicitant que la première contribuable privée de France n’ait jamais cherché à s’exiler fiscalement. En savoir +


