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En complément de mon billet sur Monsieur Badiou, lisez le dossier très éclairant de l’hebdomadaire Marianne publié cette semaine. C’est encore beaucoup plus effrayant que ce que je pensais ou écrivais. Et cela équilibre utilement la véritable promotion qui est faite, comme l’écrit Marianne, à ce « perdant dont l’originalité consiste à défendre tout ce qui a échoué ».

On retrouve ici la question obsédante pour les médias qui se posait avec Monsieur Le Pen : pas de censure, certes, mais pas non plus de cette complaisance racoleuse que l’on voit poindre ici ou là. En savoir +

Monsieur Badiou est professeur de philosophie et auteur à ses heures d’un livre remarqué et assez glauque « De quoi Sarkozy est-il le nom ? »

Monsieur Badiou se spécialise en effet sur un créneau assez peu fréquenté : la régénération du communisme. Il est dans l’attente de « réinstaller l’hypothèse communiste à grande échelle » (ce qui effectivement risque de prendre un certain temps). Alors il cherche, comme il l’écrit dans une tribune du Monde, datée des 14 et 15 février, « un point réel », « une morale provisoire », « une figure subjective consistante » et semble l’avoir trouvé dans « le prolétaire étranger sans papiers » et cela, bien sûr, « sans égard pour les lois du monde ».

Alors me direz-vous : y a-t-il encore quelque chose à régénérer ? Monsieur Badiou n’en doute pas lorsqu’il écrit : « notons au passage que nos critiques prétendent jeter aux orties le mot communisme sous prétexte qu’une expérience En savoir +