Les 101 mots de l’optimisme

CITOYENNETÉ

Ce sentiment d’appartenance à un groupe, une collectivité, une entreprise, une nation est de l’ordre du dépassement des intérêts personnels ou catégoriels. Cette communauté de destin affirme notre identité en lien avec les autres.

La citoyenneté est liée à l’engagement dans la vie associative, locale, syndicale, politique. Elle commence par l’exercice responsable, éclairé du droit de vote. Elle se poursuit avec le développement durable qui a puissamment émergé dans le débat public. Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? Quels comportements devons-nous adopter pour éviter de la saccager ou de la piller au bénéfice de nos seuls intérêts du moment?

Les entreprises elles-mêmes, au-delà du sponsoring ou du mécénat, doivent aujourd’hui s’affirmer citoyennes pour la responsabilité sociale environnementale, la formation, l’emploi, etc.

CITATIONS

« On est plus souvent dupé par la défiance que par la confiance »,
Cardinal de Retz

« Peu de choses sont impossibles à qui est accessible et compétent. Les grandes oeuvres jaillissent non de la force mais de la persévérance »,
Samuel Johnson

« Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde »,
Nietzsche

« Le respect comporte l’estime de soi-même autant que le sentiment de la dignité d’autrui »,
Lucien Arréat

« Aucun pessimiste n’a jamais découvert le secret des étoiles, navigué jusqu’à des terres inconnues, ou ouvert un nouveau chemin pour l’esprit humain »,
Hélène Keller

« La curiosité intellectuelle – vouloir comprendre – dérive d’un besoin aussi fondamental que la faim ou la sexualité : l’énergie exploratrice »,
Arthur Koestler

« La surface ne masque pas forcément la profondeur »,
Oscar Wilde

« Si vous voulez que la vie vous sourie, apportez-lui d’abord votre bonne humeur »,
Spinoza

« Presque toujours, la responsabilité confère à l’homme de la grandeur »,
Stefan Zweig

« Le bonheur n’est pas un événement, c’est une aptitude »,
François de la Rochefoucauld

« La simplicité est l’habit de la perfection »,
Wladimir Wolf-Gozin

« Le pessimisme de la connaissance n’empêche pas l’optimisme de la volonté »,
Antonio Gramsci

« Il n’y a point de chemin vers le bonheur. Le bonheur c’est le chemin »,
Lao Tseu

« Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté »,
Winston Churchill

« Aujourd’hui, l’optimisme est une nécessité pour préserver sa santé mentale »,
Ben Harper

« Le monde appartient aux optimistes, les pessimistes ne sont que des spectateurs »,
François Guizot

« L’optimiste est une forme de courage qui donne confiance et mène au succès »,
Baden-Powell

« L’optimiste est celui qui sait à quel point le monde peut être triste. Le pessimiste, celui qui le découvre tous les jours »,
Peter Ustinov

« Celui qui a foi en la pédagogie ne peut être qu’optimiste »,
Lazlo Németh

« Une personne optimiste ne refuse pas de voir le côté négatif des choses ; elle refuse de s’attarder dessus »,
Alexander Lockhart

« Le pessimiste est celui qui, entre deux maux, choisit les deux »,
Oscar Wilde

BRAVOURE

On pense d’abord au panache de tous les héros de l’histoire et de tous ceux qui, aujourd’hui, assurent notre sécurité et notre défense. Cette bravoure n’élimine pas la peur mais fait appel à des aptitudes intellectuelles, émotionnelles, physiques permettant d’y faire face.

C’est une force qui mêle la grandeur et la générosité, prépare à une intervention en cohérence, sans rupture d’équilibre entre l’intuition,
la réflexion et l’action. Elle dépend, en effet, de notre volonté, de la prise de conscience du défi à relever, de notre capacité d’évaluation et enfin seulement du choix de la réponse appropriée.

La bravoure prend un sens particulier lorsque l’action ou la réaction ne sont pas contraintes mais volontaires. C’est le cas de ces héros du quotidien qui, au milieu d’un incendie, bravent les flammes pour sauver des personnes ou sautent à l’eau spontanément pour empêcher la noyade de quelqu’un qu’ils ne connaissent pas.

On mentionnera, par extension, ces morceaux de bravoure que l’on évoque en architecture, dans le cinéma, le discours public ou le fait de braver les intempéries lorsque cela est vraiment nécessaire.

BOUDDHISME

Au-delà de la croyance, le bouddhisme nous intéresse ici comme une recherche du bonheur.

À la base, il y a l’idée que tout est relation, nous dirions aujourd’hui en connexion, et que nous complexifions souvent la vraie nature des choses. C’est la force de l’esprit qui traduit les bonnes et les mauvaises circonstances en bien-être ou en souffrance.

Le malheur, c’est plus la façon dont nous interprétons une souffrance que la douleur elle-même, l’idée qu’elle échappe à notre contrôle, qu’il existe une fatalité, que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

Chaque cause, trouble ou contrariété, peut être source de changement à condition de ne pas se réfugier dans l’ignorance mais d’affronter la réalité en face.

Nous avons tous un potentiel de bonheur.

Nos espoirs et nos craintes ne se situent pas à l’extérieur mais en nous-même. Le bonheur est beaucoup plus souvent à portée de la main que certains ne le pensent. Cette aptitude se conjugue au présent, le moment sur lequel réaliser, d’opérer un changement.

Notre équilibre hédonique dépend aussi de celui des autres. Le plaisir, les sensations agréables, les « petits bonheurs » enjolivent notre vie personnelle mais c’est la relation à l’autre, au collectif qui donne un sens à la vie et permet d’accéder à la plénitude.

BONTÉ

Plus encore que la gentillesse qui a désormais sa journée nationale mais peut englober une conception un peu simplette, la bonté est directement issue de notre grandeur d’âme. Elle est à l’opposé du cynisme et de la volonté de domination. Elle tient l’autre pour égal et digne d’intérêt.

La bonté est gage de satisfaction pour nous-même et dans le rapport de confiance que nous entretenons avec les autres.

Elle est l’un des traits de caractère qui permettent de rendre meilleure la vie en société et le monde plus serein.

BONHEUR

Comment définir ce qui indéfinissable tant le bonheur prend des formes multiples et différentes en fonction des personnes et des circonstances ?

Le plus important est d’abord de dire que la plupart des enquêtes, tests et recherches, en particulier aux États-Unis, constituent une véritable révélation. Le bonheur serait influencé par trois sources : à 50 % par notre héritage génétique, à 40 % par nos attitudes et nos choix, et à 10 % seulement par l’environnement, les circonstances extérieures.

Martin Seligman, dans La Fabrique du bonheur (InterÉditions), conforte cette approche et délivre son équation du bonheur durable :

B (niveau de bonheur authentique et durable)
= E (l’espace disponible, la marge prédéterminée de bonheur, ce qui rejoint le capital génétique)
+ C (les circonstances de la vie)
+ V (les facteurs variables que nous contrôlons par notre volonté)

L’équilibre hédonique n’est évidemment pas d’être heureux tout le temps, dans une sorte de béatitude permanente qui tournerait au cauchemar. C’est utiliser à plein la marge de manoeuvre considérable que nous avons pour voir les choses d’une manière ou d’une autre et la vie plutôt du bon côté.

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