La campagne de communication gouvernementale sur le Grand emprunt et les investissements d’avenir a déclenché l’ire de Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, qui demande son annulation.
Je vois bien une certaine logique du jeu politique qui consiste toujours, pour l’opposition, à critiquer l’Etat, voire à lui interdire de porter à la connaissance des Français ses initiatives et ses projets.
C’est pourtant bien, comme l’ont fait tous les gouvernements depuis toujours, l’objectif de la communication gouvernementale.
Cette communication porte sur des comportements, sécurité routière, santé, environnement, ou sur des informations concernant l’emploi, la solidarité, l’éducation, les priorités de l’avenir, etc… Dans tous les cas, il s’agit de politiques publiques légitimes, proposées par le Gouvernement, soumises au Parlement, et qu’il faut donc faire connaître.
Au fond, je crois qu’il y a consensus dans En savoir +
Monsieur Badiou est professeur de philosophie et auteur à ses heures d’un livre remarqué et assez glauque « De quoi Sarkozy est-il le nom ? »
Monsieur Badiou se spécialise en effet sur un créneau assez peu fréquenté : la régénération du communisme. Il est dans l’attente de « réinstaller l’hypothèse communiste à grande échelle » (ce qui effectivement risque de prendre un certain temps). Alors il cherche, comme il l’écrit dans une tribune du Monde, datée des 14 et 15 février, « un point réel », « une morale provisoire », « une figure subjective consistante » et semble l’avoir trouvé dans « le prolétaire étranger sans papiers » et cela, bien sûr, « sans égard pour les lois du monde ».
Alors me direz-vous : y a-t-il encore quelque chose à régénérer ? Monsieur Badiou n’en doute pas lorsqu’il écrit : « notons au passage que nos critiques prétendent jeter aux orties le mot communisme sous prétexte qu’une expérience En savoir +
Des syndicalistes viennent de retenir en otages durant une nuit deux dirigeants d’une entreprise parce que, selon eux, « c’est le seul moyen de retenir l’attention des médias ».
En 1990, j’ai consacré un livre « Nous sommes ici par la volonté des médias » à la façon dont les médias et bien sûr, en premier lieu, la télévision rythmaient notre vie collective, influençaient l’opinion, conduisaient aussi à inventer des gestes permettant de faire l’actualité.
L’image est irrationnelle, spectaculaire, émotionnelle, sensationnelle. Dans le monde cathodique, ce qui ne fait pas image n’existe pas. Cela a bien sûr ses limites. Nous croyons ce que nous voyons mais nous voyons seulement là où il y a des caméras pour filmer. Cette hiérarchisation de l’actualité implique donc de créer l’événement, le scoop, y compris en marge de la loi ou à son encontre, pour espérer avoir accès aux médias.
Des séquestrations aux voitures En savoir +
Première réussite du débat de TF1 entre le Président et les Français : l’authenticité, la complémentarité, la représentativité des onze Français qui ont témoigné et discuté avec le chef de l’Etat. Ils sont pour beaucoup dans le succès de l’émission.
Deuxième réussite, une explication directe, franche, loyale, une conversation pleine de spontanéité entre le chef de l’Etat et les Français.
Troisième réussite, un Président simple, attentif, à l’écoute, serein, au top de sa connaissance des dossiers.
Quatrième réussite, l’audience excellente qui en dit assez sur la prétendue usure de la parole présidentielle.
Bref, un véritable exercice de démocratie directe, une première … qui ne sera sans doute pas une dernière. En savoir +
J’ai connu Haïti voici bien longtemps. A l’époque, comme à Cuba et évidemment plus encore à Saint-Domingue, le tourisme y représentait une ressource non négligeable. C’est un pays magnifique, aux habitants très attachants que les lois terribles de la nature et la folie des hommes semblent vouer à l’auto-destruction.
L’émotion est à son comble. L’image y est pour beaucoup. Et comme toujours se pose la question lancinante : et après ? Lorsque nous serons passés à autre chose, que deviendront-ils ? Tel est bien le sens de la conférence internationale qui devra se tenir pour financer non seulement la reconstruction mais aussi un plan de développement, en particulier économique et touristique.
Ce serait bien le signe que le monde ne vit pas seulement dans l’instant, d’une émotion à une autre et que le volontarisme dont nous nous réclamons ici est aussi celui d’une fraternité francophone. En savoir +
Comme toujours, la polémique facile et la démagogie ambiante conduisent à toutes sortes d’amalgames et de confusions sur la communication, en général, et sur les sondages, en particulier.
Les sondages sont-ils nécessaires à la compréhension de l’opinion ? Evidemment. Pour prendre le pouls de l’opinion, comprendre ses attentes, analyser l’accueil fait à une annonce, à la perception d’une mesure ou d’une réforme, tester une campagne de communication pour l’orienter au mieux. La démocratie est construite sur le lien entre une offre politique et une demande citoyenne. Il faut entendre l’opinion par tous les moyens. En allant sur le terrain. Jamais un chef d’Etat, un Premier ministre et des membres du gouvernement ne se sont autant déplacés. En écoutant les parlementaires qui ont beaucoup de choses à dire en rentrant de leur circonscription. Et aussi en faisant des sondages comme le font tous les gouvernements depuis 30 ans.
Y-a-t-il trop En savoir +