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L’ACTUALITÉ POSITIVE DU MOMENT

La personnalité du mois c’est Alexandre Jardin. Écrivain, pamphlétaire, créateur de BBZ, Bleu, Blanc, Zèbre , ce passionné est sur tous les fronts où il possible de matcher des projets souvent d’élus et des solutions. Sur l’habitat, l’emploi, la santé, la transition écologique, l’éducation.

Son approche est fraternelle. Son credo, les énergies positives. Il a été l’un de nos prestigieux parrains du Printemps de l’optimisme. Il organise, le 6 avril prochain, la première rencontre entre les projets des territoires et les porteurs de solutions labellisées pour répondre aux besoins des citoyens.

Toutes les infos : Laurent.galazzo@bleublanczebre.fr

D’autres événements méritent votre attention. D’abord, bien sûr, la remise des Trophées optimistes d’Eco-Réseau, le 16 mars, à la Chambre de Commerce de Paris. J’aurai le plaisir, comme président de la Ligue des Optimistes de France, d’y remettre un prix.

Et, avec une autre de mes casquettes, je n’oublie pas les considérables retombées médiatiques qui continuent après la publication, par le JDD, du palmarès des Villes et villages où il fait bon vivre. Nous avons, avec cette association, dont je suis président, fait beaucoup d’émules tant se multiplient toutes sortes de palmarès sur l’emploi, l’éducation, l’immobilier, la qualité de vie. Mais, évidemment, ils sont partiels.

Notre palmarès concerne les 34 820 communes de métropole et il est construit sur 198 critères provenant pour l’essentiel de l’INSEE, avec des résultats pondérés à partir du sondage national réalisé par l’institut OpinionWay. Ce sont ainsi les attentes des Français à l’égard de nos territoires qui donnent au classement sa touche finale. Cette légitimité donne également sa force à notre label que les 3 000 communes les mieux classées peuvent demander à exploiter pour affirmer la fierté des habitants et à l’utiliser dans la communication municipale, la promotion économique et touristique, l’accueil des nouveaux arrivants.

Il y a, comme chaque année, des nouveautés. Un nouveau critère, celui de la protection de l’environnement avec notamment la qualité de l’air. Sur la sécurité, nos données, pour être plus proches du terrain, ne sont plus globalisées au niveau départemental mais municipal. Et il y a une vraie continuité.

Le classement national est sans équivoque: Angers est toujours en tête du Top 5 des villes. 2ème, 3ème, 4ème : Bayonne, Biarritz, Anglet. Le pays basque fait un carton ! Et cela se confirme avec le Top 10 des villages (moins de 2 000 habitants) avec toujours Guéthary en tête et la présence de Mazières-Lezons ainsi que Buros, soit 3 villages du pays basque.

C’est la reconnaissance des villes moyennes et des villages à laquelle nous avons beaucoup contribué depuis 4 ans. Du même coup, ce palmarès confirme le désamour pour les grandes villes. Paris, Lyon, Marseille, Nantes sont, non seulement, dominées par les villes moyennes mais reculent encore dans le classement. La province , « ce mot hideux », comme disait Malraux tant les provinciaux étaient snobés par les Parisiens et la ruralité par les urbains, a pris sa revanche sur les grandes métropoles.

LE BONHEUR EST DANS LE PRÉ, LE JARDIN, LA QUALITÉ DE VIE, LES VILLES MOYENNES ET LES VILLAGES.

Cette évolution majeure que nous avions déjà annoncée il y a 4 ans, avec notre premier palmarès, a été accentuée par la crise sanitaire et le télétravail, avec les mouvements de population que cela a entraînés.

Allez consulter le classement de votre commune sur le site de Villes et villages où il fait bon vivre : https://www.villesetvillagesouilfaitbonvivre.com/

Suivez bien les retombées médiatiques, après la publication du palmarès par le JDD, sur les radios, les télévisions, les magazines, la PQR, les réseaux sociaux. Partagez ces informations au bénéfice de votre commune. Et, en confidence, continuez à nous suivre : nous publierons des données exclusives et complémentaires dans les semaines à venir.

Du côté des livres, 2 mentions. « Ne stressez plus au travail » de Michel Cymes ( Pocket). Faites le plein de conseils pratiques pour éviter le mal de dos, le burn-out, mieux communiquer, se sentir bien dans son job. Et « Mon cahier-Pensée positive » de Cécile Neuville, Isabelle Maroger, Bénédicte Voile ( Ed. Solar ). Vous pourrez booster votre bonheur, utiliser vos super-forces. Avec 6 programmes de coaching et un défi positif par jour.

L’ACTUALITÉ DU MOIS DE JANVIER

L’événement c’est ce plus d’un million de Français qui ont décidé, l’année dernière, de créer leur entreprise. Record battu.
Oui, il y a une forme de désimplication dans la relation au travail.
Oui, le nombre de salariés démissionnaires explose mais, pour l’essentiel, cela concerne les entreprises de plus de 50 salariés.
Oui, une partie de ces créations d’entreprises sert surtout d’activité d’appoint mais c’est déjà très utile. Certaines ne passeront pas l’année mais ces défaillances restent très minoritaires. Cette situation ne relève pas vraiment d’un pays aussi déprimé qu’on l’entend ou lit si fréquemment. Il traduit, au contraire, cette volonté positive qui nous conduit à faire face, à se bouger, à passer à l’action, à prendre ses risques, à saisir toutes les opportunités qui se présentent.

Restons sur le sujet pour rendre hommage au président de la Fédération Nationale des Auto-entrepreneurs et des Micro-entrepreneurs, François Hurel. Il a été à l’origine de la création de ce nouveau statut lancé, en 2008, par le secrétaire d’Etat Hervé Novelli, dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie décidée par président de la République Nicolas Sarkozy. Il ne cesse pas, depuis, de défendre et promouvoir cette innovation spectaculaire qui était très en avance sur son temps et, comme toujours, a fait l’objet de bien des doutes et de nombreuses polémiques. Aujourd’hui, François Hurel fait remarquer, à juste titre, que le succès de l’auto-entrepreneuriat s’explique en cela qu’il a précédé le changement d’état d’esprit face au travail avec, en quinze ans, ces millions de Français qui entendent faire le choix de l’indépendance.

Du côté des livres, arrêtons- nous sur l’ouvrage d’Olivier de Kersauson: Veritas Tantam, potentiam habet ut non subverti possit. Traduction : la vérité a une telle puissance qu’elle ne peut être anéantie (Editions Cherche-Midi). Ce grand navigateur ne mâche pas ses mots. Il exprime son profond refus d’être mécontent. Dans une récente interview au JDD, il a déclaré : « Avant, pour exister, il fallait faire quelque chose de grand. Aujourd’hui, il faut trouver la bonne plainte ».
Pour lui, une seule chose compte : garder le cap au milieu des tempêtes. Une lecture tonique et réjouissante.
Un mot encore du livre La compagnie des voyants de Mathieu Laine ( Grasset ).

Professeur d’Humanités à Sciences Po , ce libéral nous avait plutôt habitués à des essais brillants mais disons classiques. Dans celui-ci, il part de 5 romans pour dénoncer le populisme, démasquer le moralisme, sauver l’universalisme, juguler l’épidémie de nos peurs, ne plus jamais penser que la culture et notamment les livres ne seraient pas essentiels.

Vaste tâche, aurait dit le général de Gaulle. Mais, croyez-moi, un vrai régal.

LE BILLET DU MOIS

La personnalité du mois est le grand résistant, fondateur de France active, Claude Alphandery. Acteur central de l’économie sociale et solidaire, France Active soutient les jeunes pousses portées durablement par cette vision du développement économique.

Claude Alphandery veut aller plus loin en appelant à la mobilisation, afin de créer cent clubs pour échanger sur les pratiques, mutualiser aides et conseils. Comme quoi, lorsque l’on a l’engagement chevillé au corps on peut rester, à cent ans, c’est son âge, hyperactif.

L’événement c’est la réforme des retraites. Elle est inéluctable. Pour l’équilibre du système, la protection des retraités comme pour les finances publiques. Je suis toujours stupéfait d’entendre de nombreux acteurs ou observateurs déclarés qu’il ne faut pas faire cette réforme parce que 80 % des Français étaient contre. Cet argument est doublement absurde. Il faudrait donc gouverner par sondages interposés. Ce qui peut éclairer les décideurs deviendrait un guide de la décision. Plus encore, la volonté politique, le courage, la vision ( toutes ces choses dont certains prétendent qu’elles ont disparu dans l’exercice du pouvoir ) obligent le politique à faire face en engageant la bataille de l’opinion.

Je l’ai mesuré, lorsque j’étais délégué interministériel et directeur du SIG avec la dernière réforme de 2010. Au début 80 % des Français étaient contre. Convenons que l’on n’attendait pas d’eux qu’ils envoient des chocolats au gouvernement en remerciement de travailler plus longtemps ! Durant l’été suivant, presque aussi nombreux, ils approuvaient les manifestations, il y a eu des millions de personnes dans la rue. A la rentrée de septembre, signal faible, comme souvent de haute intensité : les débats jusque-là intenses et enflammés ont disparu sur les réseaux sociaux. En octobre les Français approuvaient la réforme. En décembre ils déclaraient que même si la gauche revenait au pouvoir elle n’abolirait pas la réforme. C’est effectivement ce qui s’est passé.

Les 2 clefs de l’aboutissement de cette réforme ont donc été clairement la volonté politique de tenir envers et contre tous les premiers indicateurs négatifs et la persuasion de l’opinion, avec les multiples actions de communication , que le message central était le bon : on vit plus longtemps, il faut se résoudre à travailler plus longtemps.

Évidemment, 12 ans plus tard, ce message reste d’actualité.

Du côté des livres je veux saluer l’ouvrage « Les maîtres du bonheur » de Catherine Golliau ( éditions du Cerf ). L’auteure parcourt 3 000 ans de quêtes, enquêtes et textes sacrés de Platon à Saint-Augustin, d’Epicure à Alain. Un vrai bonheur de lire ces maîtres du bonheur.
Finissons avec, dans ce monde de brutes, la beauté et la douceur de la poésie. Lisez François Cheng. Arrivé en France adolescent, sans connaître un mot de français, vivant chichement durant des décennies et aujourd’hui membre de l’ Académie Française. Il se fait le chantre de la voie orphique. Cet amour passionné de la langue française qu’il manie avec précision, subtilité et profondeur devrait faire école. Notre langue et nos valeurs sont positives et servent notre rayonnement international.

Le livre s’appelle «Une longue route pour m’unir au chant français ». Il est publié chez Albin Michel.

Affirmons une admiration sans limite pour ce grand Monsieur.

MA RUBRIQUE POUR ÉCO-RÉSEAU (OCT-NOV 2022)

A mes yeux, les personnalités qui dominent l’actualité ce mois-ci, ce sont les femmes iraniennes. Après la mort de Masha Amini, arrêtée trois jours plus tôt par la police des mœurs pour  » port de vêtements inappropriés ”, la révolte gronde en Iran et les manifestations se sont succédées dans tout le pays.

Je mesure déjà l’énormité d’une information que je viens de donner. Oui, en Iran, en 2022, il y une police des mœurs, on traque les femmes, on les emprisonne, on les abat de sang-froid dans les manifestations parce qu’elles ne portent pas le voile ou même quand une partie de leurs cheveux dépasse.

Je ne sais pas ce qu’il adviendra de cette révolution même si les polices et forces paramilitaires de la dictature iranienne doivent se méfier des jeunes et des femmes qui pourraient bien organiser une forme durable de résistance. Beaucoup, en Russie, disent que Poutine a seulement peur des babouchkas dont on envoie les enfants à la mort. Il pourrait bien en être de même en Iran tant les jeunes femmes, la sève d’une nation, sont à la pointe du combat.

Ce que je sais, en revanche, c’est l’ignominie de ceux qui se taisent par crainte d’attiser l’islamophobie et, plus encore, l’ignominie de tous ceux qui incitent les jeunes générations, chez nous, à l’inverse de la révolte en Iran, à porter le voile en toutes circonstances. Comme l’écrit Caroline Fourest dans le très remarquable journal Franc-Tireur : « En Iran, les femmes brûlent leur voile pour vivre libres, et se font tirer dessus. En France, les gamines se font bourrer le crâne pour que leur voile serve de bélier contre l’école laïque… »

Du côté des livres, pour en rester à l’international ( l’optimiste lucide regarde le monde tel qu’il est y compris avec ses menaces ) je veux dire un mot du livre  » Le mage du Kremlin ” de Guilano da Empoli ( Gallimard). Un magnifique roman, un vrai bonheur de lecture qui éclaire avec talent l’actualité géopolitique et les risques que fait courir au monde le retour de l’impérialisme en Russie. Cet ouvrage mérite le Goncourt.

Autre livre, davantage dans notre bibliothèque habituelle :  » Visez le sommet, pour réussir devenez stratège ” de Christine Kerdelllant et du Général Vincent Desportes ( Seuil ). Les plus grands leaders français et étrangers témoignent de leurs riches expériences. Avec un objectif très précis que j’ai maintes fois expérimenté : dans tous les domaines, communication, management, diplomatie etc…la tactique est utile mais ce qui compte le plus c’est la stratégie, la vision, ce qui permet le leadership.

L’événement à suivre est du côté de Reporters d’Espoir qui lance sa revue. Afin d’amplifier son action pour promouvoir les initiatives à impact, valoriser une info qui contribue à créer la confiance. Voilà un message que connaît bien Eco Réseau.

Je finirai dorénavant par un petit signe à une action de communication ou une publicité originale. En commençant par l’annonce d’Éric Bompard dans les journaux :  » Abandonnez la cravate pour le col roulé « . En référence évidemment à la déclaration de Bruno Lemaire qui a fait sourire. Il n’est pas interdit pour une marque de tenter d’en faire une mode.

L’ENGAGEMENT FACE À LA DÉSIMPLICATION

J’étais bien loin de penser en ouvrant en 1990 mon livre  » Nous sommes ici par la volonté des médias ” par une anecdote sur une secte américaine que, 30 ans plus tard, le comportement de ses adeptes allait faire école partout.

Je parlais des  » patates de sofa ”, une association pour laquelle la vraie vie était à la télévision. Pas de pause déjeuner, on mange devant le poste. L’amour ? Est-ce vraiment utile ? C’est plus excitant de regarder un porno ou alors pendant les pubs. Les courses ? Il suffit de commander sur écran. Sortir ? Vous risquez de vous faire agresser. Voyager ? A quoi bon, on découvre le monde à la télé.

Comment en est-on arrivé à ce que ces comportements extrêmes, ce choix du virtuel à l’encontre du réel, finissent par imprégner nos comportements d’aujourd’hui ?

Il y a d’abord la commodité. Plus la peine d’aller chercher, tout vient à vous. La nourriture, la presse, les journaux, les vêtements, les voyages et même l’amour avec les sites. Nous sommes Netflixés, Amazonisés, Uberisés, Tinderisés.

Le confinement a brisé des couples et des familles comme si le fameux vivre ensemble était trop contraignant, comme si la solitude devenait tendance, le vivre seul le nec plus ultra.

Toutes les formes de repli, accentuées par le télétravail et la limitation des interactions humaines sont à l’œuvre.

On voit bien que des approches séduisantes comme le lâcher-prise, la recherche du zen, du light, de la distanciation ont aussi un côté pervers.

La désimplication gagne dans tous les domaines, personnel, professionnel, électoral.

Elle augmente la tentation des fantasmes, des fake-news, du complotisme, tellement aisés à trouver sur tous les réseaux.

Je ne penserai jamais que c’était mieux avant, je n’ai pas la nostalgie de ce passé qui ne reviendra jamais. Mais, comme optimiste lucide, je mesure ce que nous pourrions perdre avec cette forme de standardisation moderne dans le monde virtuel : la vraie proximité, le journal ou le livre dont on feuillette avec bonheur les pages, le spectacle vivant, le cinéma, le théâtre, la singularité de la rencontre inattendue entre 2 êtres…

La réponse est claire. Garder le meilleur du progrès. S’engager dans tous les réseaux de contact, d’échange, de bienveillance, de bénévolat, où l’on fait lien.

Plus que jamais le combat pour la mobilisation des énergies positives fait sens.

La France est elle en si mauvais état ?

Le magazine Challenges nous livre un sondage de plus sur une situation pour le moins négative de notre pays telle qu’une majorité de Français la ressent.

La France est en déclin, le système éducatif ne fonctionne pas, la démocratie non plus, les richesses sont mal redistribuées etc.. Il y a même une forte minorité pour déclarer que les élections sont truquées ou faussées ( Trump, sors de ce corps! ).
Ce type d’étude est un marronnier qui a toujours beaucoup de succès auprès des médias tant les mauvaises nouvelles font florès.

Elle doit être interprétée.

« La France est un oxymore, elle aime rassembler les contraires » a dit Jean d’Ormesson. Dans les enquêtes régulières, une majorité de Français se déclare plutôt heureuse dans sa vie personnelle. Et la même majorité constitue collectivement l’un des peuples les plus pessimistes du monde.

Jules Renard disait : « il ne suffit pas être heureux : il faut encore que les autres ne le soient pas ».

Les Français adorent se faire peur. Comme le lapin pris dans les phares d’une voiture, ils sont attirés par ce qui est moche, triste, effrayant. Ils noircissent le tableau, dépriment l’environnement. Cela rehausse leurs performances individuelles : si, moi, le grand Français, je m’en sors dans ce monde de merde, je suis vraiment épatant.

J’en ai eu la preuve en faisant réaliser un sondage national pour le Printemps de l’optimisme sur les raisons du pessimisme français. Arrivaient en tête le chômage puis le manque de vision des politiques et en troisième position le fait que les Français ne sont jamais contents et en rajoutent.

D’ailleurs le magazine Challenges, honnêtement, livre un résultat évidemment moins repris car positif : 2 Français sur trois sont satisfaits de leur niveau de vie, ce qui confirme le niveau de bonheur personnel.

Cela justifie le combat que nous menons pour faire de nos bonheurs individuels une force collective.

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