BIG FIVE

On a ainsi dénommé, dans des univers très différents, les grands cabinets d’audit mondiaux, quelques grandes villes américaines ou les mammifères craints et respectés par les chasseurs d’autrefois (l’éléphant, le rhinocéros, le lion, le léopard et le buffle).

Mais pour ce qui nous intéresse ici, les Big Five sont, en psychologie, les cinq traits principaux de la personnalité qui ont évidemment une influence majeure sur notre comportement.

Les tests, les enquêtes, les questionnaires qui se sont multipliés ces dernières années permettent de définir la composante majeure de chaque personnalité.

Chacun de ces cinq traits a une relation à l’optimisme, à la confiance, à la joie, au bonheur.

Ensemble, même si la perfection ne fait pas partie de ce monde, ils constituent autant d’objectifs pour nous améliorer, être mieux dans notre peau, positiver, vivre en société :

– Extraverti

C’est l’opposition directe à l’introversion, au repli sur soi-même, à la solitude, à la tristesse.
Être extraverti, c’est mobiliser son énergie, foncer, rechercher la stimulation et les challenges, cultiver la joie, apprécier la compagnie des autres.
L’extraversion est en interaction permanente avec le monde extérieur, tournée vers l’action.
Les personnes extraverties sont enthousiastes, sans cesse à la recherche d’initiatives et de projets. Elles aiment parler, s’affirmer, retenir l’attention.

– Stable émotionnellement

La stabilité émotionnelle est à l’opposé de la névrose, des tendances à la crainte, au découragement, à l’anxiété. Les personnes névrosées sont généralement soucieuses, souvent abattues, parfois cruelles et indifférentes aux autres.
Être stable émotionnellement, c’est prendre beaucoup sur soi, être détendu, ne pas se laisser aller à la mauvaise humeur, ressentir peu de sentiments négatifs, chasser les mauvaises pensées. C’est apprendre à gérer son stress, ne pas se décourager. C’est une disposition particulièrement favorable pour faire face aux inévitables émotions négatives et rester serein envers et contre tout.

– Agréable

On pourrait dire aussi sociable, le contraire de l’égoïsme et de tous ces sentiments négatifs qui s’appellent la méfiance, l’esprit de supériorité, la jalousie, le rejet, le mépris, la haine.
Les personnes agréables ont confiance en elle et font confiance aux autres, se sentent en cohésion avec autrui, en harmonie avec l’univers dans lequel elles vivent.
Elles sont amicales, serviables, généreuses, ont des égards pour les autres. Elles sont toujours prêtes à transiger pour trouver un terrain d’entente entre leur intérêt et celui des autres.

– Consciencieux

C’est être à l’opposé de l’insouciance et du laisser-aller. La réflexion, la concentration, la méticulosité permettent de cerner les objectifs à atteindre, de planifier et d’organiser l’action, de garder le cap et de réussir.
Les personnes consciencieuses dominent, régulent et dirigent leurs impulsions qui ne sont pas négatives en elles-mêmes à condition qu’elles soient contrôlées. Être consciencieux crée la confiance et permet généralement d’être perçu par les autres comme étant fiable et sûr.

– Ouvert d’esprit

C’est le contraire du négativisme, de l’obscurantisme, du conservatisme.
L’ouverture d’esprit, c’est la curiosité, la soif de toujours apprendre et découvrir, d’imaginer, d’inventer, de créer.
Les personnes ouvertes d’esprit apprécient l’art, la beauté, la nouveauté. Elles ne sont pas effrayées par les expériences ou les démarches peu conventionnelles. Elles sont plus rapidement matures et généralement d’une bonne santé mentale.

Hollande : homme de com’ sans vision | Boulevard Voltaire

Aucun doute pour la plupart des journalistes présents ou des observateurs : François Hollande a réussi cet exercice périlleux de la conférence de presse, surtout la première.

Et pourtant il n’a pas vraiment convaincu une majorité de français.

J’y vois au moins trois raisons complémentaires.

La première est que les journalistes aiment le bel ouvrage, la belle parole, le grand discours, l’art du renvoi de balle. Ils peuvent donc encore surestimer la parole publique alors qu’aux yeux des Français, elle n’est plus suffisante ni magique.

La seconde raison est que l’exercice de la fonction présidentielle tient plus du statut, du leadership, de l’image au sens le plus profond que de l’expression et de la communication. Le Président est excellent en com, sur la forme. Il a le sens de la répartie, trouve les formules. Il libère même de l’énergie. Mais il n’y a pas de vision, de projection, de prospective sur l’état de la France, de l’Europe et du monde. Et donc pas de rayonnement, pas de statut, pas de leadership. Il est sans cesse factuel, tacticien, mais pas stratège, sans envergure. Ce qui l’a fait gagner comme candidat le plombe comme Président.

La troisième raison est que, effectivement, comme disait Oscar Wilde, la surface ne masque pas forcément la profondeur. À condition qu’il y ait du fond. Or il y a aujourd’hui un problème de fond qui brouille tout. Ce pouvoir apparaît improbable, incertain, avançant à l’aveuglette, ne sachant pas ou il va, d’où la multitude de couacs, polémiques, contradictions et revirements.

C’est compliqué, par exemple, d’arriver au pouvoir en augmentant les charges des entreprises et en vilipendant les patrons pour expliquer quatre mois plus tard qu’on a besoin d’eux et qu’on va baisser leurs charges… en 2014.

François Hollande a été brillant, habile. Il a bien habillé les revirements, hésitations ou échecs. Il n’a pas été « sécure », il n’a pas fait reculer l’incertitude.

Pour une personne comme pour un peuple, l’incertitude est infiniment plus déstabilisante que la difficulté ou l’épreuve. Elle explique, en grande partie, la chute impressionnante de l’exécutif dans les sondages. Il faudra bien plus qu’une conférence de presse pour tenter de retrouver la confiance !

Source : Boulevard Voltaire

BIBLIOGRAPHIE

Le nombre d’ouvrages sur l’optimisme, la confiance, le bonheur étant considérable, je me contente de vous recommander quelques ouvrages de base :

Propos sur le bonheur, Alain
Éloge de l’optimisme, Philippe Gabilliet, Éditions Saint-Simon
La Fabrique du bonheur, Martin Seligman, InterÉditions Dunod
Psychologie positive. Le Bonheur dans tous ses états, Collectif, Éditions Jouvence
Plaidoyer pour le bonheur, Matthieu Ricard, Pocket Édition
La Psychologie positive : pour aller bien, Yves-Alexandre Thalman, Éditions Odile Jacob
Le Défi positif, Thierry Janssen, Éditions Les Liens qui Libèrent (LLL)
Méditer jour après jour, Christophe André, Éditions L’Iconoclaste
La Psychologie du bonheur, Christophe André, Éditions Odile Jacob

Et enfin mon avant-dernier ouvrage :

Manifeste pour l’optimisme, Eidtions Plon

BEAUTE

Avant tout, ce sont les valeurs qui nous rendent meilleurs, celles que nous lègue l’histoire. La beauté, l’excellence en font partie. Beauté des oeuvres, des paysages, des réalisations des hommes. Elles sont pour nous des éléments privilégiés de connaissance, d’inspiration et d’élévation.

La beauté au quotidien, dans sa simplicité, est beaucoup plus accessible encore. Sentir une fleur, s’émerveiller du sourire d’un enfant, s’arrêter pour regarder un paysage que l’on croit connaître par coeur, s’émouvoir d’une musique, etc., sont de purs moments de bonheur.

La beauté va de pair avec l’excellence. Le travail bien fait (du beau boulot), aller au bout d’un défi (une belle performance), la rigueur morale qui fait dire d’une personne que c’est une belle personne sont quelques exemples pour tous ceux qui aspirent à l’excellence.

AUTONOMIE

La mutation fondamentale de ces derniers siècles est le passage de l’individu abstrait à l’individu concret, la reconnaissance de l’autonomie individuelle comme moteur de la société.

Le progrès est spectaculaire. En passant d’une société dans laquelle l’individu était noyé dans une masse censée être disciplinée et contrôlée par un pouvoir supérieur à une société dans laquelle chacun se produit lui-même, construit sa propre vie. Ce ne sont plus seulement les instances collectives qui font société mais la somme de nos engagements individuels.

Affirmer notre identité, le droit à la singularité et à la différence, la primauté de l’individu constitue donc la norme. Encore faut-il souligner que cette autonomie repose sur la responsabilité, l’initiative, l’acceptation de la compétition, l’effort et donc la mobilisation de toutes nos énergies positives.

ATOUTS

Il paraît que les trains n’arrivent jamais à l’heure, que les verres sont toujours à moitié vides, que la France est condamnée au déclin.

Mais si l’on veut bien quitter le monde virtuel alimenté par des médias anxiogènes et entrer dans la vraie vie, que voyons-nous ?

Jamais, depuis longtemps, nous n’avons fait autant d’enfants, ce qui est singulièrement une preuve de confiance dans l’avenir. Jamais nous n’avons créé autant d’entreprises et d’activités.

Nous sommes toujours premiers dans le monde pour le tourisme, toujours une grande puissance agricole, maritime, spatiale et militaire, troisième pays d’accueil des investissements étrangers, huitième au monde pour le dépôt des brevets. Parmi les 500 premières entreprises mondiales pour le chiffre d’affaires, 40 sont françaises, 39 allemandes, 26 britanniques. Notre niveau de vie a, en moyenne, doublé ces dernières décennies.

Le temps est venu de reconnaître et de valoriser nos atouts : les paysages, les terroirs, les vignobles, la gastronomie, la mode, le luxe, l’artisanat, les créateurs, les innovateurs, les chercheurs, les médecins, les entrepreneurs, un des tissus économiques les plus diversifiés d’Europe, de la TPE du coin de la rue à la grande entreprise qui, dans les secteurs de l’énergie, des transports, de l’eau, etc., fait rayonner notre drapeau dans le monde.

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