Une hirondelle ne fait pas le printemps

Claude Sérillon apparaît et d’un coup le pouvoir semble plus serein, plus uni, plus lisible. C’est un rêve pour les uns, un cauchemar pour les autres. Cela me rappelle ma nomination , comme délégué interministériel à la communication , en 2008, qui m’avait fait baptiser par les médias  » Mr anti couacs » alors même que ma responsabilité n’était pas de cornaquer les ministres.

Mais tout cela est virtuel. Dans le monde réel les choses ne sont pas aussi simples. Le professionnalisme de Claude Sérillon n’est pas en cause . Il fera le maximum pour protéger et valoriser le Chef de l’ État . Mais il ne le changera pas. C’est pourtant à ce niveau que se situe le cœur du problème .

Obsédé par faire le contraire de son prédécesseur le Président de la République apparaît sur la réserve, distant, incertain, voulant renouer avec l’ancien modèle présidentiel, arbitre, bouclier, à la parole calculée, ne mouillant pas sa chemise des qu’une difficulté surgit. On reprochait à Nicolas Sarkozy d’en faire trop et bien sur à Francois Hollande de ne pas en faire assez. Mais l’hyperprésidence n’était pas seulement une question de personnalité, elle était également le résultat du temps raccourci du quinquennat et de l’environnement médiatique ou , avec le web et les chaînes infos, tout est plus fort, tout va plus vite.

Du coup l’exercice du pouvoir apparaît improbable, godillant entre effets d’annonce et revirements, ne sachant pas ou il va. Le leadership appelle la libération d’ une formidable énergie, la virtus au sens antique, le chef est à la tête de ses troupes. On ne peut pas demander le maximum d’efforts aux français si l’on ne commence pas par donner le sentiment que toute la chaîne du pouvoir , à commencer par le sommet, est totalement mobilisée.

Le défi est d’ampleur. Il n’y a pas d’optimisme sans confiance et pas de confiance dans l’incertitude ambiante qui est beaucoup plus déstabilisante que l’épreuve ou le mécontentement devant telle ou telle mesure.

Un autre défi, moins apparent, devra être relevé. Comment gérer cette ombre tutélaire qui pèse sur François Hollande ? On compare toujours ce qu’il fait .. ou ne fait pas par rapport à son prédécesseur . C’est une première sous la 5ème République. Cela conforte mon analyse selon laquelle il n’a pas trouvé et imposé un style, une image, une communication en adéquation avec la société d’aujourd’hui .

Bon courage Mr le conseiller pour la communication

Un génération désenchantée ?

Une fois de plus une enquête d’OpinionWay, auprès des 15-24 ans, donne lieu à des commentaires plutôt pessimistes.

Effectivement 44% d’entre eux se disent angoissés quand ils se projettent dans l’avenir, les 3/4 estiment qu’il est compliqué de trouver un travail, la moitié un toit.

Pourtant  78% des jeunes se déclarent confiants dans leur capacité à obtenir ce qu’ils veulent dans la vie !

Cherchez l’erreur..

Une fois de plus cela corrobore la thèse que j’exprime dans mes livres, aussi bien  » le manifeste pour l’optimisme  » que  » les 101 mots de l’optimisme « . C ‘est le paradoxe français entre confiance individuelle et défiance collective. A mes yeux, il y a , pour beaucoup, une posture, un jeu de rôle, un effet miroir. Il ne s’agit pas de nier les difficultés mais en noircissant plus encore le monde qui nous entoure ,nous améliorons nos performances individuelles, en amplifiant les obstacles qui se dressent devant nous ,nous amplifions d’autant nos capacités à les franchir.

Comme disait à peu près Jules Renard, ça n’est pas le tout d’aller bien, encore faut il que les autres aillent mal.

Sans être un optimiste béat je vous propose donc de retenir de cette enquête non pas tant qu’il y a une crise, du chômage , des mal logés – difficile de l’oublier- mais que la jeunesse française à largement confiance en elle. Peut être est ce la moindre des choses quand on a 20 ans? En tout cas c’est souhaitable. Et vraiment réconfortant .

BNB

C’est le petit royaume du Bhoutan, en Asie, qui, le premier, a considéré que le PNB (produit national brut) était beaucoup trop  économique et financier, trop rationnel et statistique pour constituer un indicateur représentatif de l’évolution d’un pays.

Au PNB, il a donc substitué le BNB, bonheur national brut, à partir de critères comme le développement et la croissance économique, la sauvegarde de l’environnement et le développement durable, la conservation et la promotion de la culture bouddhiste.

L’OCDE vient d’adopter une démarche proche en lançant un nouvel indicateur, le BIB (bonheur intérieur brut) pour mesurer la qualité de vie dans les pays membres.

BLOG

C’est sur mon blog personnel que j’ai commencé à traiter de ces questions de confiance et d’optimisme.

C’est sur ce blog que vous pouvez signer le Manifeste pour l’Optimisme et devenir, comme l’ont déjà fait plus de 500 personnes, ambassadeur de l’optimisme. Vous m’aiderez ainsi à diffuser la bonne parole.

BIG FIVE

On a ainsi dénommé, dans des univers très différents, les grands cabinets d’audit mondiaux, quelques grandes villes américaines ou les mammifères craints et respectés par les chasseurs d’autrefois (l’éléphant, le rhinocéros, le lion, le léopard et le buffle).

Mais pour ce qui nous intéresse ici, les Big Five sont, en psychologie, les cinq traits principaux de la personnalité qui ont évidemment une influence majeure sur notre comportement.

Les tests, les enquêtes, les questionnaires qui se sont multipliés ces dernières années permettent de définir la composante majeure de chaque personnalité.

Chacun de ces cinq traits a une relation à l’optimisme, à la confiance, à la joie, au bonheur.

Ensemble, même si la perfection ne fait pas partie de ce monde, ils constituent autant d’objectifs pour nous améliorer, être mieux dans notre peau, positiver, vivre en société :

– Extraverti

C’est l’opposition directe à l’introversion, au repli sur soi-même, à la solitude, à la tristesse.
Être extraverti, c’est mobiliser son énergie, foncer, rechercher la stimulation et les challenges, cultiver la joie, apprécier la compagnie des autres.
L’extraversion est en interaction permanente avec le monde extérieur, tournée vers l’action.
Les personnes extraverties sont enthousiastes, sans cesse à la recherche d’initiatives et de projets. Elles aiment parler, s’affirmer, retenir l’attention.

– Stable émotionnellement

La stabilité émotionnelle est à l’opposé de la névrose, des tendances à la crainte, au découragement, à l’anxiété. Les personnes névrosées sont généralement soucieuses, souvent abattues, parfois cruelles et indifférentes aux autres.
Être stable émotionnellement, c’est prendre beaucoup sur soi, être détendu, ne pas se laisser aller à la mauvaise humeur, ressentir peu de sentiments négatifs, chasser les mauvaises pensées. C’est apprendre à gérer son stress, ne pas se décourager. C’est une disposition particulièrement favorable pour faire face aux inévitables émotions négatives et rester serein envers et contre tout.

– Agréable

On pourrait dire aussi sociable, le contraire de l’égoïsme et de tous ces sentiments négatifs qui s’appellent la méfiance, l’esprit de supériorité, la jalousie, le rejet, le mépris, la haine.
Les personnes agréables ont confiance en elle et font confiance aux autres, se sentent en cohésion avec autrui, en harmonie avec l’univers dans lequel elles vivent.
Elles sont amicales, serviables, généreuses, ont des égards pour les autres. Elles sont toujours prêtes à transiger pour trouver un terrain d’entente entre leur intérêt et celui des autres.

– Consciencieux

C’est être à l’opposé de l’insouciance et du laisser-aller. La réflexion, la concentration, la méticulosité permettent de cerner les objectifs à atteindre, de planifier et d’organiser l’action, de garder le cap et de réussir.
Les personnes consciencieuses dominent, régulent et dirigent leurs impulsions qui ne sont pas négatives en elles-mêmes à condition qu’elles soient contrôlées. Être consciencieux crée la confiance et permet généralement d’être perçu par les autres comme étant fiable et sûr.

– Ouvert d’esprit

C’est le contraire du négativisme, de l’obscurantisme, du conservatisme.
L’ouverture d’esprit, c’est la curiosité, la soif de toujours apprendre et découvrir, d’imaginer, d’inventer, de créer.
Les personnes ouvertes d’esprit apprécient l’art, la beauté, la nouveauté. Elles ne sont pas effrayées par les expériences ou les démarches peu conventionnelles. Elles sont plus rapidement matures et généralement d’une bonne santé mentale.

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