DIGNEZ-VOUS !

Concept inventé par un fan de l’optimisme sur ma page Facebook, par opposition à Indignez-vous, le petit opuscule de Stéphane Hessel, paru en France en 2010 et devenu depuis un best-seller dans le monde entier.

L’indignation est en vogue. Pour tout et pour rien. Cela permet d’exprimer sa mauvaise humeur, d’aller prendre l’air sur le parvis de La Défense, érigé en berceau du capitalisme financier que cette indignation ne fait, bien entendu, reculer en rien.

On peut être indigné si cela débouche sur une mobilisation positive, constructive, durable. Cette attitude est, au contraire, délétère si elle revient à entretenir trois tentations humaines, assez spécialement françaises.
La première est l’exagération des risques et des souffrances tant nous nous comportons souvent comme des enfants gâtés, confondant la vraie difficulté ou la galère avec les petits tracas de la vie quotidienne.
La deuxième est notre tendance à la victimisation. Cela nous évite de nous interroger sur notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive. La troisième est la recherche systématique de boucs émissaires. Il faut toujours que ce soit la faute de quelqu’un ou de quelque chose, le voisin, le deux-roues, l’automobiliste, l’État, l’Europe, la mondialisation.

Oui dignons-nous, c’est moins passif, c’est plus positif !

CROISSANCE

Alain Peyreffite l’avait écrit d’une façon visionnaire dans son livre La Société de Confiance : la croissance, le développement, la prospérité d’un peuple ne dépendent pas uniquement de critères matériels, climat, ressources naturelles, matières premières, etc.

De même, notre développement personnel n’est pas uniquement fonction de connaissances, de savoir, de culture. Pour une personne comme pour un peuple, progresser est également affaire de psychologie, de mental, de confiance, et donc d’optimisme.

Drôle de Mic Mac

François hollande vient d’annoncer, dans le cadre de la prochaine réforme de la justice, la fin des peines planchers qui donnaient la possibilité d’aggraver les sanctions en cas de récidive.

Il explique qu’elles n’étaient pas efficaces pour lutter contre la récidive qui, selon lui,  » aurait triplée  » de 2004 a 2011( suivez son regard et l’obsession de son prédécesseur ). Comme il n’y a pas de statistiques fiables en la matière la créativité est libre !

Il paraît, selon un magistrat qui a du inspirer le pouvoir, que la stratégie de dissuasion ne concerne que les délinquants rationnels. Va t’on libérer plutôt les irrationnels? Sont ils moins dangereux?
On va donc être plus soucieux du sort des récidivistes . Et aussi, a l’autre bout de la chaîne, avec les délinquants passibles d’une peine d’emprisonnement de moins de 5 ans. On invente, pour eux,  » la contrainte pénale », terme qui a été jugé plus sévère que  » la peine de probation » qui était l’expression utilisée par Me Taubira. Elle gagne sur le fond mais pas dans les mots.

En fait cela existait déjà via le sursis avec mise a l’épreuve qui continuera a s’appliquer. De plus, ce qui est très contraignant avec cette nouvelle contrainte c’est qu’il faudra des années pour réunir les moyens de financer le personnel nécessaire au suivi des dossiers.

En attendant les victimes sont révoltées, les policiers furieux, les délinquants heureux de tant de sollicitude.

Alors, me direz vous, pourquoi tout ce Mic Mac?

Mais pour tenir une promesse électorale de François hollande et ne pas voir partir Me Taubira qui menaçait, une fois de plus, de démissionner du gouvernement si elle était désavouée.

A quoi tient, aujourd’hui ,une politique pénale ….

COURAGE

On pense d’abord au courage physique, celui qui consiste à défendre sa vie, celle de ses proches, à se battre pour son pays, la liberté, la démocratie et qui s’apparente à la bravoure. Il y a aussi le courage psychologique, celui qui nous permet de mobiliser des énergies positives pour rester debout et faire face à la maladie, aux grandes épreuves de la vie. Il y a également le courage moral : la force de défendre une éthique, des convictions, des valeurs, d’adopter des positions qui peuvent être incomprises ou préjudiciables.

Mais il y a aussi un courage plus quotidien, plus usuel et parfaitement indispensable. C’est celui de notre volonté de nous lever le matin, de faire notre travail, de ne jamais nous réfugier dans une commode ignorance, dans la passivité ou le refus d’assumer nos responsabilités.

Bouger, changer, entreprendre, agir, c’est toujours manifester une certaine forme de courage.

L’enthousiasme est courageux. Il trace un chemin. Sous toutes ses formes, le courage implique de connaître nos peurs, de nous entraîner à les relativiser, afin de ne pas nous enfermer dans la crainte de l’autre, du défi à relever ou de l’avenir.

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