J’ai découvert le gaullisme enfant, dans une famille nombreuse et modeste qui révérait la France et admirait celui qui l’avait sauvée et relevée.
Membre de l’Action Étudiante Gaulliste à 16 ans et délégué de l’UJP (les jeunes gaullistes) à 18 ans, j’ai construit mon passage à l’âge adulte, ma citoyenneté, ma formation à la communication autour du militantisme.
Quarante cinq ans plus tard, je mesure la chance que nous avons eu d’accrocher notre char à une étoile, d’avoir donné le maximum de nous-mêmes pour un homme d’exception et servi notre pays. Il a rencontré l’histoire et il nous a donné, à notre place infime, l’opportunité d’y participer.
J’entends dire où je lis ici ou là que le gaullisme n’est plus d’actualité. Il serait mort avec le Général. Cela vaut certainement pour ceux qui lisent dans une boule de cristal et prétendent savoir ce qu’aurait fait Charles de Gaulle dans telle ou telle En savoir +
Yes he can, il peut tout Jean-François Kahn, même transformer un dérapage en complot médiatico-politique. Si vous en voulez la preuve, lisez, cette semaine, sa tribune dans l’hebdo Marianne.
Il vilipende « les chiens couchants, le cabinet noir, les journalistes tenus en laisse » et même François Hollande, « intoxiqué », tous accusés d’avoir osé critiquer la comparaison faite par Martine Aubry entre Nicolas Sarkozy et Monsieur Madoff. Pour lui, c’est juste « une vanne », « pas un moment, ni de près ni de loin, même de façon allusive, elle n’a comparé Sarkozy à Madoff ».
Le problème, c’est que ce langage gère ses impasses. On pourrait penser qu’un penseur, même énervé, donne au lecteur l’information de base lui permettant de faire lui-même son propre jugement.
Mais Jean-François Kahn se garde bien de publier in-extenso la petite phrase en question.
Moi, je vous la livre, la déclaration de Martine Aubry, pour En savoir +
Thierry Saussez, délégué interministériel à la communication auprès du Premier ministre et directeur du Service d’information du gouvernement (SIG), est l’invité de Masse Critique sur France Culture, pour parler de la Grande Consult’.
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Au moment où s’installe dans le débat public l’idée d’une France morose, déboussolée, enfermée dans un collectif déprimé, tétanisée par toutes les crises, voici que s’insinue la réponse possible d’une société du soin dans laquelle les sphères publique et privée se confondraient, le bon sentiment tiendrait lieu de projet, l’assistanat généralisé de politique publique et l’Etat de grand thérapeute.
J’ai déjà fait remarquer ici même le paradoxe assez spécialement français d’un « nous » collectif effectivement déprimé mais d’un « je » individuel beaucoup plus volontaire (toutes les enquêtes en attestent).
J’en veux pour nouvelle preuve la consultation de la jeunesse que le Gouvernement vient de réaliser, en partenariat avec Skyrock. Avec 250 000 réponses et 130 000 participants, autour de 333 sondages sur tous les thèmes, on trouve quelques raisons d’optimisme.
En effet, que nous disent les jeunes qui se sont En savoir +
En 1950, Robert Schuman lançait la construction de l’Europe.
60 ans plus tard, un événement aussi considérable vient de se produire. L’Europe met en place un plan sans précédent pour faire reculer la spéculation et éviter que la crise grecque ne s’étende à d’autres pays. Préserver l’euro, c’est à cela que s’est employé, avec la réactivité et l’énergie qui le caractérisent, le Président de la République. C’est cette mobilisation qui devra être accompagnée par une action vigoureuse de lutte contre les déficits sans bien sûr casser la reprise.
Ce qui est en jeu, c’est bien le rêve des pères fondateurs de l’Europe, la paix, le marché commun, la stabilité financière qui ont fait tant de progrès en 60 ans.
La réaction des marchés, ce lundi, est positive. Les jours qui viennent diront si l’Europe a effectivement fait de cette crise un espoir. En savoir +
La plupart des enquêtes d’opinion nous montrent des Français au pessimisme persistant, voire amplifié. Le « nous » collectif est déprimé. Pourtant le « je » individuel est beaucoup plus volontaire : une majorité de salariés, de cadres, de patrons de PME se déclarent plutôt satisfaits de leur situation personnelle. Mais dès lors qu’on leur parle de la situation générale ou même de la façon dont ils perçoivent globalement celle des salariés, des cadres ou des patrons de PME, le tableau est beaucoup plus sombre.
La France se trouve ainsi dans une situation paradoxale. Elle a objectivement traversé la crise la plus grave de ces 50 dernières années dans des conditions moins défavorables que la plupart de ses voisins, et pourtant son moral collectif est plus atteint.
Il y a sans doute beaucoup d’explications.
Notre système de protection sociale est l’un des meilleurs du monde mais l’Etat providence qui laisse filer les déficits En savoir +