La simplicité, valeur de l’optimisme

L’optimiste n’a pas cette prétendue supériorité des cyniques mais il n’est pas non plus simplet. Comme le Candide de Voltaire. Il a «le jugement assez droit avec l’esprit le plus simple». Il n’obscurcit pas tout, évite les questions inutiles, la trituration  obscure de ses neurones à mauvais escient. L’optimiste sait faire le tri, ne pas ajouter de la complexité supplémentaire lorsqu’elle est inutile. Cela leur permet de se concentrer sur l’essentiel.

Si nous le voulons, le bonheur est souvent à notre portée dans les choses les plus simples, les plus naturelles et les plus gratuites de nos vies, la beauté d’un paysage, le sourire d’un enfant, le bourgeon dans le taillis… en toute simplicité.

La simplicité est l’habit de la perfection. Wladimir Wolf-Gozin

Le respect, valeur de l’optimisme

L’optimiste n’est jamais indifférent aux autres. Il n’est pas dans le moi-je mais dans le moi-nous : s’accomplir individuellement en connexion avec les autres. Il est ouvert sur la communauté, il a du respect pour son prochain, se nourrit du contact. Il sait que la communication fonctionne dans les deux sens et commence par la capacité à écouter et comprendre son ou ses interlocuteurs.

L’optimiste est adepte de la civilité, de la courtoisie à l’égard de ses proches, au travail, sur la route, dans les transports en commun.
À ses yeux, le manque de respect ou l’incivilité sont les formes les plus abouties du mépris, de l’intolérance, de l’insolence, de la violence.

Le respect comporte l’estime de soi même autant que le sentiment de la dignité d’autrui. Lucien Arréat

L’enthousiasme, valeur de l’optimisme

Comme la virtus, au sens antique, c’est l’enthousiasme qui permet de libérer son énergie, d’exprimer la force de sa volonté, le besoin de convaincre, la capacité d’entraîner. Il se cultive au quotidien dans les petites corvées comme pour les grandes ambitions.

La prétendue chance n’est souvent qu’une question de rythme. L’enthousiasme c’est d’imaginer, créer, entreprendre, s’ouvrir, aller vers les autres c’est multiplier les opportunités de trouver la bonne fortune, l’âme sœur, un job, un appartement ou de réussir un projet.

Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde. Nietzsche

La curiosité, valeur de l’optimisme

Le pessimiste manque de curiosité, il est refermé sur son univers personnel, revenu de tout, ne croyant plus en lui-même ni en les autres. Défaitisme et déclin en sont les marques personnelles et collectives.

L’optimiste est curieux de tout ce qui l’entoure, de tout ce qui sort de l’ordinaire. Il est avide de nouveauté, attentif aux opportunités, ouvert aux rencontres. Il fonctionne d’avantage en réseau, étudiant sans cesse toute possibilité qui s’offre à lui, jamais avare d’une nouvelle découverte.

La curiosité n’est pas un vilain défaut mais, sans excès, la base même de la connaissance, de la disponibilité, de l’ouverture aux autres.

La curiosité intellectuelle – vouloir comprendre – dérive d’un besoin aussi fondamental que la faim ou la sexualité : l’énergie exploratrice. Arthur Koestler

La communication, valeur de l’optimisme

L’optimisme est un art de vivre qui prend tout son sens dans le rapport aux autres et dans la communication. Au contraire de l’égoïsme, il est ouvert, rayonnant. Tout optimiste veut faire partager son optimisme aux autres, par un compliment, un conseil, une pensée positive.

Proposez, transmettez, divulguez, répandez toute bonne nouvelle autour de vous. Vous vous sentirez mieux et vous ferez du bien à ceux auxquels vous vous adressez.

Positivez, c’est contagieux.

La surface ne masque pas forcément la profondeur. Oscar Wilde

La responsabilité, valeur de l’optimisme

Exagérer les risques et les souffrances, recourir à la victimisation, chercher constamment des boucs-émissaires -il faut toujours que ce soit la faute de quelqu’un, le voisin, l’automobiliste, les deux roues ou de quelque chose, l’État, l’Europe, la mondialisation- sont des attitudes parfaitement stériles…

Être responsable, c’est d’abord prendre beaucoup sur soi, relativiser, ne pas se défausser sur les autres de ses erreurs, ses échecs, ses frustrations. Être serein est une forme d’exemplarité qui fait tâche autour de nous.

Presque toujours, la responsabilité confère à l’homme de la grandeur. Stefan Zweig

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