ADAPTATION

L’une des facultés humaines les plus remarquables est notre capacité d’adaptation.

Elle rend les gens et les peuples heureux plus exigeants. Ils se font, en effet, très vite aux avantages acquis. Du coup, leurs attentes augmentent.

Elle nous permet également de faire face aux difficultés, aux épreuves, aux maladies dès lors que nous sommes mobilisés pour les surmonter.

Ce qui doit nous intéresser le plus, c’est que bien des éléments pourtant essentiels de notre vie, comme notre santé, notre instruction, nos revenus, ont en réalité, parce que nous nous adaptons à ce qui va mal et que nous nous habituons à ce qui va bien, relativement peu d’influence sur notre sentiment de bien-être.

On peut donc considérer que l’optimisme et le bonheur ne dépendent pas de facteurs matériels ou physiques mais qu’ils sont plutôt de nature psychologique, qu’ils sont dépendants de notre façon de ressentir,  d’appréhender, d’analyser.

ACTION

Rendez-vous régulièrement pour un mot-clé de la positive-attitude, issu des 101 mots de l’optimisme !

C’est un mot-clé que nous allons retrouver souvent. Il vaut donc bien que nous commencions par lui.

« L’homme est ce qu’il fait », disait André Malraux. L’action nous pose en individu autonome, entreprenant et responsable de chacune de ses initiatives.

L’action, c’est ce qui permet de dépasser les inquiétudes et de marginaliser les peurs.

L’action est le témoin de notre vitalité. C’est le mouvement qui nous porte et entraîne les autres, le cercle vertueux de la motivation personnelle et de la capacité de mobilisation.

Parfois l’on est découragé, on ne sait pas comment s’y prendre. Il faut alors renouer avec l’action, se donner un petit défi, un challenge à portée de main.

Suivez, dans ce cas, la méthode SMART :
– Spécifique
– Mesurable
– Atteignable
– Réaliste
– Temporellement déterminé

Réfléchissez. Vous trouverez facilement un exercice simple, facile à exécuter dans le quotidien de votre vie ou au travail (par exemple régler un problème relativement simple mais qui traîne). Réussi, il vous aidera à repartir vers d’autres actions plus significatives.

Sarkozy, de l’échec au come-back : L’Avant-Propos

Quelle bataille !

Une malédiction frappe-t-elle en France les présidents candidats ? les seuls qui ont été réélus n’exerçaient plus, du fait de la cohabitation, le pouvoir de gouverner. La difficulté de cumuler l’expérience et le changement se trouve dans cette singularité française.

Nicolas Sarkozy a tenté de relever ce défi malgré la crise, malgré l’impopularité qui frappe tous ceux qui sont aux manettes et conduit généralement à l’échec électoral. Reconnaissons sa performance d’être presque parvenu à vaincre cette fatalité.
J’ai écrit ce livre au fur et à mesure du calendrier, assumant le risque de ne pas revenir sur ce que j’avais écrit. Ce carnet de bord est celui d’un ami engagé en faveur de Nicolas Sarkozy. Celui d’un communicant non directement impliqué dans la campagne au quotidien. En tant que conseil extérieur, j’ai toujours conservé l’autonomie de mon fonctionnement et de mon expression. Je n’ai jamais eu vocation à intégrer à temps plein une équipe de campagne. Cela me permet de conserver dans l’analyse le maximum d’indépendance et un minimum d’objectivité.

Je vous livre donc une véritable plongée dans cette campagne, de septembre 2011 au 6 mai 2012 et aux quelques semaines qui complètent ce feuilleton de l’alternance. Je ne cache rien de mes convictions, de mes analyses, de mes recommandations, de mes doutes, mes déceptions, mes erreurs aussi.

Au fond, malgré tous les handicaps du président sortant, je ne pensais pas réellement possible la victoire de François Hollande. Jamais, sous la Ve République, on n’avait élu un président sans qu’il ait fait ce que j’appelle dans cet ouvrage le parcours initiatique avec des responsabilités gouvernementales et une connaissance du monde.

L’homme normal a gagné, alors même que les circonstances sont exceptionnelles, et peut-être d’ailleurs à cause de cela. Et il l’a fait en tenant, une année durant, le même cap, les mêmes engagements, la même attitude, cette extrême prudence, ne pas prendre de risques, conditions selon lui d’une stratégie gagnante. Dans ses premières interventions télévisées, derrière le président perce encore le candidat. Aucune rupture, toujours la constance dans cette normalité, guère d’analyse en profondeur, pas non plus de grands dégagements sur l’état du monde. Cette banalité vise à rassurer. Elle risque vite de devenir inquiétante.

Je vais donc devoir remettre à jour mes logiciels issus de ma pratique des campagnes présidentielles depuis celle de Jacques Chaban-Delmas en 1973. Je regrette d’autant plus ce rendez-vous manqué de Nicolas Sarkozy avec la France qu’à moins de 2 % d’écart, il aurait peut-être été possible d’inverser la tendance.

Les lendemains de défaite sont cruels pour les collaborateurs et les conseillers. Dès les élections législatives passées, vous allez entendre vouer aux gémonies Messieurs Buisson, Giacometti, Louvrier et consorts. Il faut faire la part des choses. J’explique dans les pages qui suivent en quoi la stratégie « Buisson » comme on l’a qualifiée, de s’adresser en priorité aux classes populaires était la bonne. Je dis aussi pourquoi et comment j’aurais déployé différemment la campagne au second tour comme la tactique du face à face avec François Hollande.

Le premier tour des élections législatives semble confirmer mon pronostic. Les Français pensent que, quitte à avoir changé de président, il faut lui donner la chance de faire ses preuves… ou tous les moyens de se planter. La seule inconnue, à mes yeux, réside dans le fait de savoir si ce sera une majorité absolue pour le Parti socialiste ou relative. Dans cette dernière hypothèse qui est la mienne, les difficultés s’amplifieront avec la surveillance écologiste et la surenchère du front de gauche.

Dès le lendemain des législatives, les couteaux s’affuteront pour le leadership de l’UMP avec, en visée, la conquête de l’Elysée en 2017. J’invite, sur ce dernier point, les protagonistes à la prudence. Comme je l’explique en conclusion, je ne doute pas une seconde que Nicolas Sarkozy va se consacrer à fond à sa nouvelle vie. C’est dans son tempérament. Si les circonstances l’exigent, en particulier la crise, si la « normalité » finit par décevoir, la France lassée par cette « banalitude » attendra à nouveau un champion. Nicolas Sarkozy, par son score, l’élégance de son départ, son expérience incontestable, la popularité qu’il va retrouver, préserve toutes ses chances de faire un come-back.

En France l’alternance est un éternel recommencement, les feuilletons ont toujours une suite. Mais commençons par le dernier épisode.

68 % DES FRANÇAIS PESSIMISTES POUR L’AVENIR

Tel est le résultat principal de la 27ème vague d’enquête du baromètre de l’état d’esprit des Français Ifop/Dimanche Ouest France.32 % d’optimistes, c’est le deuxième plus mauvais score depuis 27 ans. Dans aucun domaine (sauf la protection de l’environnement et encore à 50/50), les Français ne font confiance au gouvernement. Le top de la défiance concerne l’augmentation du pouvoir d’achat (80 %) et la baisse des impôts (83 %).

Il ne faut pas s’y tromper. Ce pessimisme collectif, j’en parle souvent ici, est habituel, spécialement en France. Vous en connaissez l’une des explications. Plus nous noircissons  le monde qui nous entoure, plus nos performances personnelles sont valorisées et le bonheur individuel amplifié dans la sphère de proximité (l’immense majorité des Français se déclare heureuse dans sa vie personnelle). On notera néanmoins que c’est la première fois que l’inquiétude est aussi forte en début de mandat présidentiel. En décembre 2007, après l’élection de Nicolas Sarkozy, le niveau de pessimisme était à 47 % contre 53 %. Evidemment, la crise s’est installée et le climat s’en ressent. Il y a néanmoins là comme un échec de la part de rêve que François Hollande avait mis dans sa campagne. C’est un enseignement que je diffuse depuis longtemps : l’optimiste n’est pas le Lou Ravi de la crèche provençale. Il n’est ni béat, ni rêveur. Il regarde les difficultés en face, ne les contourne pas, mobilise des énergies positives pour y faire face.

Raymond Devos disait : « C’est une grande responsabilité que d’entraîner les gens dans le rêve. Il faut ensuite les accompagner pour redescendre sur terre ». Une phrase à méditer pour nos dirigeants.

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