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Le consensus sur la réforme

Chacun, à son niveau, tire les conclusions du résultat des élections régionales.

La principale touche à l’abstention et notamment la plus significative, celle d’un grand nombre d’électeurs de droite.

C’est un signal fort. La crise y est pour beaucoup, elle diffère les résultats des changements profonds engagés, augmente les difficultés rencontrées par de nombreux Français dans nos villes comme dans nos campagnes, engendre l’inquiétude y compris du déclassement qui touche les classes moyennes et bien au delà.

Constatons néanmoins qu’il ne s’agit pas d’un vote contre les réformes. Une grande majorité de nos concitoyens souhaite au contraire qu’elles soient poursuivies ou accélérées.

Cela signifie deux choses :

1- Nous vivons une véritable révolution culturelle. Le concept de la réforme est entré dans notre vocabulaire quotidien. C’est un mot que l’on chuchotait hier, parfois presque un gros mot. Cette réforme qui était rare parce que toujours périlleuse est aujourd’hui considérée comme nécessaire. Bien des pays peuvent nous envier cette situation. Barack Obama aura mis un an et toute son énergie pour faire une seule réforme (qui, soit dit en passant, n’arrive pas au niveau de la sécurité sociale française, ce qui en dit long sur notre modèle social).

2- on voit bien ainsi que le contrat fondateur de l’élection présidentielle de 2007 n’est pas rompu. La France a décidé alors qu’il fallait changer, bouger, réformer.

Sur l’essentiel, malgré la crise, les impatiences, les mécontentements, cette constance d’un peuple est gage d’avenir.

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