François Hollande

Hollande dans un « déni de réalité » | Europe 1

Thierry Saussez, conseiller en communication politique, a critiqué vendredi sur Europe 1 le « déni de réalité » dans lequel se trouve, selon lui, François Hollande. Pour l’ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, le problème du président « commence avec la normalitude ». « L’incertitude, c’est bien pire que le mécontentement. Les Français ne comprennent pas où le pouvoir les emmène », a asséné Thierry Saussez, pour qui « tout ce qui se passe aujourd’hui, on l’a plus ou moins connu. Ce qu’on n’avait jamais connu, qui fait de nous une sorte de risée du monde entier, c’est tout ça en même temps ».

François Hollande « ne tiendra pas comme ça jusqu’à la fin du quinquennat ». « Si vous ajoutez une crise supplémentaire à toutes celles qui existent, une crise monétaire, une implosion de la gauche, il ne pourra pas tenir », a encore estimé le communicant.

Source : Europe 1

Thierry Saussez dans les médias pour la sortie de son livre « Les deux corps du Président »

VENDREDI 3 MAI 2013


Europe 1

« Europe 1 matin », Bruce Toussaint
En direct à 7h45

France 2
« Ce soir ou jamais », Frédéric Taddéi
En direct à 22 heures.

Le Figaro Magazine

LUNDI 6 MAI 2013


Radio Classique

« La matinale », Guillaume Durand
En direct de 8h40 à 8h55

BFM
“BFM Business”, Delphine Liou
En direct à 18h30

Nice Matin-Var Matin

MARDI 7 MAI 2013


Radio Suisse Romande

Duplex avec Lausanne pour le 12 H 30, Natacha Van Cutsem et Karine Vasarino

MERCREDI 8 MAI 2013


RMC

“ Les Grandes Gueules ”, Alain Marshall et Olivier Truchot

BFM TV
avec Nathalie Levy,
En direct entre 19h35 et 19h50

Quand c’est l’urgence qui gouverne

On savait déjà que le pouvoir avait une communication improbable .

Ce qui alimente aujourd’hui la crise de confiance, plus encore que les mesures qui sont prises, c’est l’incertitude . Les Français ne voient pas où ce gouvernement les conduit. Pis ,ils pensent que leurs dirigeants ne savent pas où ils vont.

Il n’y a pas de confiance dans l’incertitude .

À défaut de cap, de vision, de perspectives, on leur propose des réformes bâclées comme celle sur la moralisation.

Franchement on aurait pu faire de la commission de contrôle du patrimoine des élus une haute autorité avec les moyens correspondants et créer le délit de parjure. De ce fait Mr Cahuzac aurait pu être condamné sévèrement, déchu de tout mandat et rendu inéligible .

Il n’y aurait eu alors nul besoin de donner en pâture aux médias et a l’opinion le patrimoine des ministres avec toutes les polémiques que cela va inévitablement susciter.

La vraie transparence n’est pas l’exhibition.

Le plus sûr moyen de paraître honnête n’est pas de faire pauvre.

La démagogie a ses limites surtout compte tenu du rapport complexe que les français entretiennent avec l’argent.

Il aurait mieux valu s’en tenir à la seule vraie question, l’enrichissement personnel illégal et les conflits d’intérêt.

C’est ce qu’avait promis François Hollande dans l’un des éléments de sa tirade  » moi, Président ».

Cela méritait mieux que cette mesure sous pression, dans l’affolement d’un scandale qui, il est vrai, conduit les socialistes à remiser leurs leçons de morale et le Chef de l’Etat a se demander où est passée sa « République exemplaire ».

Hollande : homme de com’ sans vision | Boulevard Voltaire

Aucun doute pour la plupart des journalistes présents ou des observateurs : François Hollande a réussi cet exercice périlleux de la conférence de presse, surtout la première.

Et pourtant il n’a pas vraiment convaincu une majorité de français.

J’y vois au moins trois raisons complémentaires.

La première est que les journalistes aiment le bel ouvrage, la belle parole, le grand discours, l’art du renvoi de balle. Ils peuvent donc encore surestimer la parole publique alors qu’aux yeux des Français, elle n’est plus suffisante ni magique.

La seconde raison est que l’exercice de la fonction présidentielle tient plus du statut, du leadership, de l’image au sens le plus profond que de l’expression et de la communication. Le Président est excellent en com, sur la forme. Il a le sens de la répartie, trouve les formules. Il libère même de l’énergie. Mais il n’y a pas de vision, de projection, de prospective sur l’état de la France, de l’Europe et du monde. Et donc pas de rayonnement, pas de statut, pas de leadership. Il est sans cesse factuel, tacticien, mais pas stratège, sans envergure. Ce qui l’a fait gagner comme candidat le plombe comme Président.

La troisième raison est que, effectivement, comme disait Oscar Wilde, la surface ne masque pas forcément la profondeur. À condition qu’il y ait du fond. Or il y a aujourd’hui un problème de fond qui brouille tout. Ce pouvoir apparaît improbable, incertain, avançant à l’aveuglette, ne sachant pas ou il va, d’où la multitude de couacs, polémiques, contradictions et revirements.

C’est compliqué, par exemple, d’arriver au pouvoir en augmentant les charges des entreprises et en vilipendant les patrons pour expliquer quatre mois plus tard qu’on a besoin d’eux et qu’on va baisser leurs charges… en 2014.

François Hollande a été brillant, habile. Il a bien habillé les revirements, hésitations ou échecs. Il n’a pas été « sécure », il n’a pas fait reculer l’incertitude.

Pour une personne comme pour un peuple, l’incertitude est infiniment plus déstabilisante que la difficulté ou l’épreuve. Elle explique, en grande partie, la chute impressionnante de l’exécutif dans les sondages. Il faudra bien plus qu’une conférence de presse pour tenter de retrouver la confiance !

Source : Boulevard Voltaire

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