101 mots de l’optimisme

BRAVOURE

On pense d’abord au panache de tous les héros de l’histoire et de tous ceux qui, aujourd’hui, assurent notre sécurité et notre défense. Cette bravoure n’élimine pas la peur mais fait appel à des aptitudes intellectuelles, émotionnelles, physiques permettant d’y faire face.

C’est une force qui mêle la grandeur et la générosité, prépare à une intervention en cohérence, sans rupture d’équilibre entre l’intuition,
la réflexion et l’action. Elle dépend, en effet, de notre volonté, de la prise de conscience du défi à relever, de notre capacité d’évaluation et enfin seulement du choix de la réponse appropriée.

La bravoure prend un sens particulier lorsque l’action ou la réaction ne sont pas contraintes mais volontaires. C’est le cas de ces héros du quotidien qui, au milieu d’un incendie, bravent les flammes pour sauver des personnes ou sautent à l’eau spontanément pour empêcher la noyade de quelqu’un qu’ils ne connaissent pas.

On mentionnera, par extension, ces morceaux de bravoure que l’on évoque en architecture, dans le cinéma, le discours public ou le fait de braver les intempéries lorsque cela est vraiment nécessaire.

BOUDDHISME

Au-delà de la croyance, le bouddhisme nous intéresse ici comme une recherche du bonheur.

À la base, il y a l’idée que tout est relation, nous dirions aujourd’hui en connexion, et que nous complexifions souvent la vraie nature des choses. C’est la force de l’esprit qui traduit les bonnes et les mauvaises circonstances en bien-être ou en souffrance.

Le malheur, c’est plus la façon dont nous interprétons une souffrance que la douleur elle-même, l’idée qu’elle échappe à notre contrôle, qu’il existe une fatalité, que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

Chaque cause, trouble ou contrariété, peut être source de changement à condition de ne pas se réfugier dans l’ignorance mais d’affronter la réalité en face.

Nous avons tous un potentiel de bonheur.

Nos espoirs et nos craintes ne se situent pas à l’extérieur mais en nous-même. Le bonheur est beaucoup plus souvent à portée de la main que certains ne le pensent. Cette aptitude se conjugue au présent, le moment sur lequel réaliser, d’opérer un changement.

Notre équilibre hédonique dépend aussi de celui des autres. Le plaisir, les sensations agréables, les « petits bonheurs » enjolivent notre vie personnelle mais c’est la relation à l’autre, au collectif qui donne un sens à la vie et permet d’accéder à la plénitude.

BONHEUR

Comment définir ce qui indéfinissable tant le bonheur prend des formes multiples et différentes en fonction des personnes et des circonstances ?

Le plus important est d’abord de dire que la plupart des enquêtes, tests et recherches, en particulier aux États-Unis, constituent une véritable révélation. Le bonheur serait influencé par trois sources : à 50 % par notre héritage génétique, à 40 % par nos attitudes et nos choix, et à 10 % seulement par l’environnement, les circonstances extérieures.

Martin Seligman, dans La Fabrique du bonheur (InterÉditions), conforte cette approche et délivre son équation du bonheur durable :

B (niveau de bonheur authentique et durable)
= E (l’espace disponible, la marge prédéterminée de bonheur, ce qui rejoint le capital génétique)
+ C (les circonstances de la vie)
+ V (les facteurs variables que nous contrôlons par notre volonté)

L’équilibre hédonique n’est évidemment pas d’être heureux tout le temps, dans une sorte de béatitude permanente qui tournerait au cauchemar. C’est utiliser à plein la marge de manoeuvre considérable que nous avons pour voir les choses d’une manière ou d’une autre et la vie plutôt du bon côté.

BOÎTE À BONHEURS

Prenez une petite boîte, belle ou non ; un carton à chaussures peut faire l’affaire. Ce qui compte c’est le contenu.

Mettez-y au départ quelques photos de ceux que vous aimez, des lieux marquants où vous êtes allé ou dont vous rêvez, des petits objets qui vous font plaisir. Régulièrement, ajoutez quelque chose comme un petit billet manuscrit sur un bonheur que vous venez de vivre, une bonne action que vous avez réalisée. De temps en temps, prenez quelques instants pour l’ouvrir et la parcourir.

Un bol d’air, des émotions positives, un coup d’optimisme, et ça repart !

BNB

C’est le petit royaume du Bhoutan, en Asie, qui, le premier, a considéré que le PNB (produit national brut) était beaucoup trop  économique et financier, trop rationnel et statistique pour constituer un indicateur représentatif de l’évolution d’un pays.

Au PNB, il a donc substitué le BNB, bonheur national brut, à partir de critères comme le développement et la croissance économique, la sauvegarde de l’environnement et le développement durable, la conservation et la promotion de la culture bouddhiste.

L’OCDE vient d’adopter une démarche proche en lançant un nouvel indicateur, le BIB (bonheur intérieur brut) pour mesurer la qualité de vie dans les pays membres.

BLOG

C’est sur mon blog personnel que j’ai commencé à traiter de ces questions de confiance et d’optimisme.

C’est sur ce blog que vous pouvez signer le Manifeste pour l’Optimisme et devenir, comme l’ont déjà fait plus de 500 personnes, ambassadeur de l’optimisme. Vous m’aiderez ainsi à diffuser la bonne parole.

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