Nous sommes les champions du monde du pessimisme. Notre défiance collective est globale. Elle concerne aussi bien les autres, en général, que les institutions nationales, européennes, internationales, les grandes entreprises, les médias, les partis politiques, la gauche, la droite, les syndicats, etc.
Cette défiance est héritée de notre histoire religieuse et politique. Longtemps, le gain a été péché et l’usurier excommunié. La révolution s’est faite sur la haine des riches. Le marxisme, le collectivisme, la lutte des classes imprègnent toujours nos comportements sociaux. Nous nous défions encore de l’économie de marché et de la concurrence qui font tourner le monde. Notre rapport si particulier à l’Etat-providence nous conduit certes à accepter l’autonomie individuelle mais en lui associant une demande de protection et non son corollaire qui est l’acceptation de la compétition.
Notre défiance est entretenue par un système médiatique anxiogène qui tire l’humeur collective vers le bas. Les verres sont plutôt à moitié vides. Les trains arrivent rarement à l’heure. Les sujets d’ouverture des journaux télévisés sont le plus souvent négatifs. Le monde qui défile sous nos yeux est effrayant.
Pourtant, à l’opposé de ce pessimisme ambiant, nous avons confiance en nous sur le plan individuel. Mieux, l’immense majorité des Français se déclare heureuse dans sa vie personnelle et professionnelle. Sur le plan collectif également, la culture du réalisme progresse. Les Français se sont convertis à la réforme et ont compris avec la crise que bien des enjeux se situent dorénavant au niveau de l’Europe et du monde.
Dans la France d’aujourd’hui, confrontée au monde réel, à la soif de développement des pays émergents, nous voyons bien que la prospérité, la croissance ne dépendent pas seulement de facteurs matériels mais aussi de facteurs culturels, psychologiques, mentaux. C’est pourquoi, il faut engager la bataille pour la confiance.
Il ne s’agit pas de nier les difficultés, les injustices, les progrès qui sont à faire. Il s’agit de dire que nous en avons assez de la défiance, du culte du déclinisme, des prophètes de malheur et des pseudo-experts qui nous prédisent toujours le pire. Ils ne font qu’entretenir l’exagération des risques et des souffrances, le recours à la victimisation, la recherche bien commode de boucs-émissaires.
Le temps est venu de voir aussi les trains qui arrivent à l’heure, de tenir compte des bonnes nouvelles. Nous avons mieux traversé la crise que bien des pays européens. Depuis longtemps, nous n’avons pas fait autant d’enfants ni créé autant d’activités et d’entreprises, ce qui n’est pas une marque de défiance envers l’avenir. Nous sommes une grande puissance agricole, maritime, militaire, spatiale, première au monde pour le tourisme, troisième pour les investissements internationaux, huitième pour le dépôt de brevets.
Le temps est venu de reconnaître et de valoriser nos atouts : les paysages, les terroirs, les vignobles, la gastronomie, la mode, le luxe, l’artisanat, les créateurs, les innovateurs, les entrepreneurs, les valeurs universelles qui parlent d’une façon si singulière au monde entier, où l’on a toujours envie de France, parfois même plus que chez nous.
Oui, nous avons les ressources, les capacités, les talents, une formidable aptitude au bonheur personnel. Il ne tient qu’à nous de briser le cercle délétère de la défiance et de faire de la somme de nos confiances individuelles une imparable force collective.
Ne vous indignez pas. C’est sans espoir et sans solution.
Positivez. C’est contagieux.
de Courreges Isabelle,





4 Responses to Manifeste pour l’optimisme
Maurette 29 janvier 2012
Bravo pour ce manifeste et ces terribles vérités qu’il est temps de dire et face auxquelles il ne tient qu’à nous d’agir!
de France 15 mars 2012
« Ceux qui pensent qu’il est impossible d’agir sont généralement interrompus par ceux qui agissent. » James Baldwin
Positivons ensemble !
Bonneau 18 mars 2012
l’optimisme à toujours étais ma devise , les pépins ne sont survenus que les jours, ou je me suis sentie décourager; je prêche cela tout autour de moi depuis toujours j’arrive bientôt à 60 ans, et je sais que se n’est pas toujours facile mais mais tout se surmonte ;
Philippe Rigault 7 janvier 2013
Nous formulons un voeux simple aux personnes de bonne volonté : OSEZ !