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MA RUBRIQUE POUR ÉCO-RÉSEAU (OCT-NOV 2022)

A mes yeux, les personnalités qui dominent l’actualité ce mois-ci, ce sont les femmes iraniennes. Après la mort de Masha Amini, arrêtée trois jours plus tôt par la police des mœurs pour  » port de vêtements inappropriés ”, la révolte gronde en Iran et les manifestations se sont succédées dans tout le pays.

Je mesure déjà l’énormité d’une information que je viens de donner. Oui, en Iran, en 2022, il y une police des mœurs, on traque les femmes, on les emprisonne, on les abat de sang-froid dans les manifestations parce qu’elles ne portent pas le voile ou même quand une partie de leurs cheveux dépasse.

Je ne sais pas ce qu’il adviendra de cette révolution même si les polices et forces paramilitaires de la dictature iranienne doivent se méfier des jeunes et des femmes qui pourraient bien organiser une forme durable de résistance. Beaucoup, en Russie, disent que Poutine a seulement peur des babouchkas dont on envoie les enfants à la mort. Il pourrait bien en être de même en Iran tant les jeunes femmes, la sève d’une nation, sont à la pointe du combat.

Ce que je sais, en revanche, c’est l’ignominie de ceux qui se taisent par crainte d’attiser l’islamophobie et, plus encore, l’ignominie de tous ceux qui incitent les jeunes générations, chez nous, à l’inverse de la révolte en Iran, à porter le voile en toutes circonstances. Comme l’écrit Caroline Fourest dans le très remarquable journal Franc-Tireur : « En Iran, les femmes brûlent leur voile pour vivre libres, et se font tirer dessus. En France, les gamines se font bourrer le crâne pour que leur voile serve de bélier contre l’école laïque… »

Du côté des livres, pour en rester à l’international ( l’optimiste lucide regarde le monde tel qu’il est y compris avec ses menaces ) je veux dire un mot du livre  » Le mage du Kremlin ” de Guilano da Empoli ( Gallimard). Un magnifique roman, un vrai bonheur de lecture qui éclaire avec talent l’actualité géopolitique et les risques que fait courir au monde le retour de l’impérialisme en Russie. Cet ouvrage mérite le Goncourt.

Autre livre, davantage dans notre bibliothèque habituelle :  » Visez le sommet, pour réussir devenez stratège ” de Christine Kerdelllant et du Général Vincent Desportes ( Seuil ). Les plus grands leaders français et étrangers témoignent de leurs riches expériences. Avec un objectif très précis que j’ai maintes fois expérimenté : dans tous les domaines, communication, management, diplomatie etc…la tactique est utile mais ce qui compte le plus c’est la stratégie, la vision, ce qui permet le leadership.

L’événement à suivre est du côté de Reporters d’Espoir qui lance sa revue. Afin d’amplifier son action pour promouvoir les initiatives à impact, valoriser une info qui contribue à créer la confiance. Voilà un message que connaît bien Eco Réseau.

Je finirai dorénavant par un petit signe à une action de communication ou une publicité originale. En commençant par l’annonce d’Éric Bompard dans les journaux :  » Abandonnez la cravate pour le col roulé « . En référence évidemment à la déclaration de Bruno Lemaire qui a fait sourire. Il n’est pas interdit pour une marque de tenter d’en faire une mode.

L’ENGAGEMENT FACE À LA DÉSIMPLICATION

J’étais bien loin de penser en ouvrant en 1990 mon livre  » Nous sommes ici par la volonté des médias ” par une anecdote sur une secte américaine que, 30 ans plus tard, le comportement de ses adeptes allait faire école partout.

Je parlais des  » patates de sofa ”, une association pour laquelle la vraie vie était à la télévision. Pas de pause déjeuner, on mange devant le poste. L’amour ? Est-ce vraiment utile ? C’est plus excitant de regarder un porno ou alors pendant les pubs. Les courses ? Il suffit de commander sur écran. Sortir ? Vous risquez de vous faire agresser. Voyager ? A quoi bon, on découvre le monde à la télé.

Comment en est-on arrivé à ce que ces comportements extrêmes, ce choix du virtuel à l’encontre du réel, finissent par imprégner nos comportements d’aujourd’hui ?

Il y a d’abord la commodité. Plus la peine d’aller chercher, tout vient à vous. La nourriture, la presse, les journaux, les vêtements, les voyages et même l’amour avec les sites. Nous sommes Netflixés, Amazonisés, Uberisés, Tinderisés.

Le confinement a brisé des couples et des familles comme si le fameux vivre ensemble était trop contraignant, comme si la solitude devenait tendance, le vivre seul le nec plus ultra.

Toutes les formes de repli, accentuées par le télétravail et la limitation des interactions humaines sont à l’œuvre.

On voit bien que des approches séduisantes comme le lâcher-prise, la recherche du zen, du light, de la distanciation ont aussi un côté pervers.

La désimplication gagne dans tous les domaines, personnel, professionnel, électoral.

Elle augmente la tentation des fantasmes, des fake-news, du complotisme, tellement aisés à trouver sur tous les réseaux.

Je ne penserai jamais que c’était mieux avant, je n’ai pas la nostalgie de ce passé qui ne reviendra jamais. Mais, comme optimiste lucide, je mesure ce que nous pourrions perdre avec cette forme de standardisation moderne dans le monde virtuel : la vraie proximité, le journal ou le livre dont on feuillette avec bonheur les pages, le spectacle vivant, le cinéma, le théâtre, la singularité de la rencontre inattendue entre 2 êtres…

La réponse est claire. Garder le meilleur du progrès. S’engager dans tous les réseaux de contact, d’échange, de bienveillance, de bénévolat, où l’on fait lien.

Plus que jamais le combat pour la mobilisation des énergies positives fait sens.

La France est elle en si mauvais état ?

Le magazine Challenges nous livre un sondage de plus sur une situation pour le moins négative de notre pays telle qu’une majorité de Français la ressent.

La France est en déclin, le système éducatif ne fonctionne pas, la démocratie non plus, les richesses sont mal redistribuées etc.. Il y a même une forte minorité pour déclarer que les élections sont truquées ou faussées ( Trump, sors de ce corps! ).
Ce type d’étude est un marronnier qui a toujours beaucoup de succès auprès des médias tant les mauvaises nouvelles font florès.

Elle doit être interprétée.

« La France est un oxymore, elle aime rassembler les contraires » a dit Jean d’Ormesson. Dans les enquêtes régulières, une majorité de Français se déclare plutôt heureuse dans sa vie personnelle. Et la même majorité constitue collectivement l’un des peuples les plus pessimistes du monde.

Jules Renard disait : « il ne suffit pas être heureux : il faut encore que les autres ne le soient pas ».

Les Français adorent se faire peur. Comme le lapin pris dans les phares d’une voiture, ils sont attirés par ce qui est moche, triste, effrayant. Ils noircissent le tableau, dépriment l’environnement. Cela rehausse leurs performances individuelles : si, moi, le grand Français, je m’en sors dans ce monde de merde, je suis vraiment épatant.

J’en ai eu la preuve en faisant réaliser un sondage national pour le Printemps de l’optimisme sur les raisons du pessimisme français. Arrivaient en tête le chômage puis le manque de vision des politiques et en troisième position le fait que les Français ne sont jamais contents et en rajoutent.

D’ailleurs le magazine Challenges, honnêtement, livre un résultat évidemment moins repris car positif : 2 Français sur trois sont satisfaits de leur niveau de vie, ce qui confirme le niveau de bonheur personnel.

Cela justifie le combat que nous menons pour faire de nos bonheurs individuels une force collective.

Un dimanche pas comme les autres

Ce dimanche 10 avril 2022, nous votons, ce qui rend évidemment ce jour singulier.

De plus, les circonstances sont exceptionnelles.

Celui ou celle que nous choisirons devra tenir bon la barre au milieu des tempêtes. Avec la covid qui continue toujours, les difficultés qui s’annoncent sur le front des matières premières, notamment de l’énergie, les menaces qui pèsent sur l’Ukraine et la paix à nos frontières.

L’avenir de l’Europe se jouera également lors des deux tours de scrutin. Avec pour objectif de la conforter face aux grands défis économique, sanitaire, militaire, technologique, énergétique, agricole ou, au contraire, de la contester, de l’affaiblir.

Bien au-delà des agacements, des reproches, des frustrations, des mécontentements à l’égard d’élus ou candidats, spécialement le chef de l’Etat, qui sont très en cours chez un peuple rarement content, toujours râleur, il faut savoir nous hisser au niveau de ces enjeux d’exception.

Nous devons avoir conscience que notre destin, l’histoire de la construction européenne et, peut-être même, la paix se jouent au travers de notre bulletin de vote. Demain, plus que jamais, le ou la locataire de l’Elysée devra avoir la capacité d’habiter les 2 corps du Roi, selon la théorie d’Ernst Kantorowicz, celui, humain, de la proximité, et celui de la souveraineté du royaume, de la puissance, de la stature.

A méditer pour en parler aussi autour de vous. Et pour lutter contre l’abstention.

Comme l’écrit Raphaël Enthoven dans le dernier numéro de FRANC TIREUR,  » ne pas s’engager, c’est encore s’engager, s’en remettre à des gens qu’on n’a pas élus pour décider de nos vies, ce qui revient exactement, comme dit Spinoza, à combattre pour sa servitude comme s’il s’agissait de sa liberté « .

Thierry Saussez

BELLE ET GRANDE ANNÉE POSITIVE

Je vous présente mes vœux les plus optimistes pour la nouvelle année.
J’en profite pour partager avec vous quelques raisons de ne pas céder à la morosité.

CE QUE NOUS NE SOMMES PAS

Commençons par dire ce que nous ne sommes pas.
Évidemment nous ne sommes pas pessimistes.
Nous savons, comme disait Alain, que le pessimisme est d’humeur et l’optimisme de volonté.
Nous savons que, face à une difficulté, les optimistes et les pessimistes n’ont pas le même rapport à l’espace et au temps.
Les pessimistes diront toujours : c’est foutu, y’a rien a faire, c’est toujours la même chose. Les optimistes considèreront que si cela ne va pas aujourd’hui, ça ira mieux demain et que si quelque chose bloque a propos d’une situation où d’un projet il faut redoubler d’effort pour trouver la solution.
Nous ne sommes pas déclinistes, pas complotistes, nous ne nous abritons pas derrière ces 3 grands travers humains que sont :
-l’exagération des risques et des souffrances
-la victimisation
-la recherche de bouc-émissaires
Ils masquent le plus souvent le renoncement, le refus d’assumer ses responsabilités.
Mais nous ne sommes pas non plus des optimistes beats. Ce sont les extrémistes de l’optimisme qui pensent que tout va toujours bien.
Nous avons conscience que la vie est belle à proportion qu’elle est féroce. On ne sait vraiment ce qu’est le bonheur que lorsqu’on a aussi traversé des épreuves. On ne mesure le succès qu’à l’aune de ses échecs.

CASSER UN CLICHÉ

Cela nous conduit à casser le cliché selon lequel l’optimisme est fait pour quand ça va bien.
Quand ça va bien, on peut même avoir des états d’âme.
C’est lorsque ça va mal, pour franchir des obstacles, qu’il est plus nécessaire encore de mobiliser les énergies positives.
Nous ne rêvons pas le monde plus beau qu’il n’est. Nous n’ignorons rien des difficultés, des galères, des menaces.
Nous avons toutes et tous des moments de doute, des contrariétés, des angoisses même. Mais nous avons la volonté de faire face.
Nous préconisons de ne pas être seulement obsédés par ce qui est triste, moche, effrayant pour savoir aussi orienter notre regard vers ce qui est beau, positif, ce qui fonctionne, toutes ces initiatives porteuses d’espoir qui montent, chaque jour, du terrain en provenance des traceurs, des innovateurs, des entrepreneurs, des chercheurs, des associations.
Ceux qui apportent des solutions au lieu de créer des problèmes. Les faiseux plus que les diseux.
Ceux qui regardent devant et non pas dans le rétroviseur en louant ce passé qui ne reviendra jamais, cette nostalgie de l’âge d’or, comme si c’était mieux avant !

BON POUR NOTRE SANTÉ ET NOTRE MORAL COLLECTIF

Nous conduisons aussi cette bataille de l’optimisme parce que la preuve est faite que le pessimisme n’est bon ni pour notre santé ni pour notre moral collectif.
Les recherches sur le cerveau valident les intuitions initiales des pères de la psychologie positive comme Martin Seligman.
Une seule pensée positive fait monter la kyrielle des hormones positives et des neuromédiateurs du bien être, la sérotonine, la dopamine, les endorphines, l’ocytocine.
C’est bien pourquoi nous invitons chacun
– à se réveiller le matin en pensant à une chose agréable
– à arriver au boulot sans maudire la circulation mais pour partager une bonne nouvelle
– à exprimer plus souvent sa gratitude
Toutes ces petites choses qui développent la sécurité, la sociabilité, le calme, la confiance, la bonne humeur.
L’optimisme est bon pour notre santé. Il l’est également pour notre moral collectif.
« La France est un oxymore » disait mon ami Jean d’Ormesson.
Une majorité de Français se déclarent plutôt heureux dans leur vie personnelle.
La même majorité constitue collectivement l’un des peuples les plus pessimistes au monde. Cette défiance a des raisons historiques, culturelles et plus contemporaines avec les médias anxiogènes et cette multitude d’experts qui nous promettent souvent le pire.
Mais il y a également un biais. Un sondage du printemps de l’optimisme l’a prouvé, les Français dépriment volontairement la confiance dans la sphère collective. Noircir le tableau est une mode.
Jules Renard disait que ça n’était pas le tout d’aller bien, mieux valait que les autres aillent mal. Si moi, le grand Français, je m’en sors dans ce monde hostile, c’est vraiment que je suis formidable.
Le pessimisme collectif rehausse nos performances individuelles.
Malgré le biais évoqué, il est quand même préjudiciable à notre moral collectif.
Car oui, Alain Peyrefitte l’a démontré, en 1995, dans son livre « La société de confiance » : le développement d’une personne comme d’un peuple ne dépend pas seulement de critères rationnels. Pour une personne, la formation ou la culture. Pour une nation, le climat où les ressources. Mais aussi de leur psychologie, de leur moral, de leur énergie.

FAIRE DE L’OPTIMISME UNE GRANDE CAUSE NATIONALE

Dans cette bataille collective, nous avons fait des progrès. Les médias eux mêmes partagent de temps à autre des bonnes nouvelles.
Mais ce combat n’est jamais fini, jamais gagné d’avance.
A chaque fois se relèvent les vents mauvais, le marketing du malheur, les prophètes du désespoir.
Ne cédons pas un pouce de terrain à la défiance.
Ayons l’engagement chevillé au corps. En accrochant notre char à une étoile bienveillante. En ayant conscience que l’on n’est jamais aussi grand qu’au service des autres.
Ne rêvons pas notre vie.
Vivons nos rêves.
Comme écrivait Oscar Wilde « la sagesse c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit « .

Thierry Saussez
Président de la ligue des optimistes de France

LES DÉLIRES DE MR ZEMMOUR

J’ai eu l’occasion dans une tribune de traiter une analyse d’Eric Zemmour, publiée dans Le Figaro du 29 novembre 2018 avec le titre tonitruant « Délivrez-nous des optimistes ». Il y a chez ce polémiste de talent une passion dévorante pour le marketing du malheur, les prévisions les plus sombres, les multiples menaces qui pèsent sur nous, l’exacerbation des peurs, le verre qui n’est même plus à moitié vide mais l’est totalement.

Mr Zemmour recourt souvent à une dialectique inversée. Le progrès industriel aurait permis Verdun et Hiroshima, la quête messianique du progrès social aurait donné le goulag, le progrès médical favoriserait l’explosion démographique. Pourquoi s’arrêtait-il sur ce chemin tortueux ? Il aurait pu ajouter : le vin est bon mais il cause des morts, le sport est plaisir mais il peut faire des victimes, on vit plus longtemps mais dans quel état ?

Les prophètes de malheur peuvent être utiles pour leurs mises en garde. C’est comme une montée d’adrénaline qui nous stimulerait à condition d’en sortir vite pour éviter la mauvaise humeur, la dépression ou pire. Comme disait Jacques Julliard :  » Il faut écouter leurs avertissements, ne pas suivre leurs conseils ». Décourager l’initiative, ajouter à l’anxiété, promouvoir le repli, nier les atouts de notre pays, c’est porter atteinte au moral de la nation, spécialement en cette période de crise où la relance est une priorité.

Au fond, les vives critiques de Mr Zemmour sur l’optimisme sont l’arbre qui cache la forêt de ses délires. La misogynie avec ses propos ou écrits sur les femmes qui « n’incarnent pas l’autorité, le pouvoir », « pouvoir qui s’évapore dès qu’elles arrivent ». La preuve à ses yeux : « Les grands génies sont des hommes ». Le bouquet est certainement : « Les femmes devraient remercier les hommes qui les trompent avec une pétasse, ils en seront de meilleurs amants » . Le révisionnisme avec la tentative de réhabiliter Pétain, qui aurait sauvé des juifs de France, tout en omettant de citer ceux qui sont morts dans les camps de concentration .L’insupportable amalgame, lorsqu’il déclare sur le plateau de CNews , à propos des migrants mineurs isolés : « Il faut qu’ils partent tous, comme le reste de l’immigration, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont ». Dans son dernier livre « la France n’a pas dit son dernier mot », cet auteur prolixe étend son sombre diagnostic aux citoyens eux-mêmes : « Depuis une quarantaine d’années, la communauté de citoyens se désagrège sous les coups portés d’une société d’individus qui ne veulent connaître que leurs droits, et aucun devoir, et ne voient l’Etat que comme un distributeur de services et de lois pour satisfaire leurs moindres caprices. Des individus sans racines et sans histoire, qui se rêvent en citoyens du monde, détachés de tout ancrage national. Ils ne connaissent ni territoire ni peuple ». Voici les Français rhabillés pour l’hiver, sans réserve, sans la moindre attention portée aux millions de personnes engagées dans le bénévolat, aux centaines de milliers d’associations qui font vivre la solidarité au quotidien, aux multiples initiatives positives qui émanent, chaque jour, des territoires, des collectivités locales, des entreprises, des associations, des services de l’Etat, bref à cette France qui, n’en déplaise à Mr Zemmour, fait son devoir, fière de ses racines et de son histoire.

Je me souviens des moments où Eric Zemmour a commencé à percer. Face aux critiques qu’il suscitait déjà, on pouvait encore le défendre, comme on l’a fait pour nombre d’autres polémistes, au nom de la liberté d’expression. Il va maintenant tellement loin que l’on doit tous s’interroger sur les conditions et les effets de sa pensée extrême.

Selon Boris Cyrulnick, la pensée extrême est totalement explicative : ce sont des pensées simples et linéaires qui semblent vraies et incontestables, qui ne laissent pas la possibilité d’inventer d’autres pensées. Selon lui, ces mono-explications, cette pensée paresseuse, cette vision manichéenne, l’intolérance, le mépris ont un effet dévastateur qui peut conduire jusqu’à la violence et au conflit.

Mr Zemmour est un allumeur de mèches, qui se rend certainement compte des risques qu’il y a de jouer avec le feu. A nous d’être des pares-feux.

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