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L’onde positive de février 2024

LES PERSONNES

Élisa Jolivet a créé en mars 2023, avec Léa Guezais, une plate-forme, Hapaulo. Élisa, à 25 ans, fut obligée de prendre soin de son frère trisomique quand ses parents, épuisés, avaient besoin de répit. De même, Léa Guezais veille sur sa soeur qui souffre d’une anomalie cardiopulmonaire très invalidante. Alors leur idée coula de source : Hapaulo devient la première plate-forme de garde pour enfants et jeunes adultes en situation de handicap. C’est un énorme problème dans notre système de santé aujourd’hui, incapable de faire face à la demande des accompagnants. Or grâce à cette plateforme, parents, accompagnants, sont mis en relation avec des professionnels et des étudiants pour trouver une réponse instantanée et adaptée à leurs besoins. Une superbe idée.

NOUS AVONS UN NOUVEAU GOUVERNEMENT…

En bon producteur d’énergie positive, gardons-nous de critiquer avant la mise au travail de cette nouvelle équipe réunie autour du non moins nouveau Premier ministre, Gabriel Attal. Lequel bénéficie d’un excellent accueil. Tant mieux, on ne peut passer sa vie à déplorer de voir revenir toujours les mêmes têtes et exiger des ministres qu’ils et elles affichent 50 ans d’expérience. Je ne connais pas très bien Gabriel Attal, mais j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec lui lors d’une manifestation du Printemps de l’Optimisme. C’est un homme absolument charmant, mais qu’on ne s’y trompe pas, il a du caractère. Ceux qui doutent qu’il ne sera pas le « patron » se préparent à des lendemains qui déchantent. Tant mieux, il faut montrer à son poste que l’on possède la virtus au sens antique d’énergie à revendre. Le premier devoir du chef : libérer de l’énergie. Le second, l’exemplarité. La marque globale de ce gouvernement, c’est la professionnalisation. Les ministères prennent l’allure de grands pôles, à la responsabilité étendue, dirigés par des professionnels au rang desquels je range Rachida Dati,
par exemple. À l’image d’une entreprise, ils procèdent par diagnostic, stratégie, moyens et recherche de résultats. Espérons que ces ministres éviteront les enlisements administratifs qui plombent souvent les décisions prises par des délais beaucoup trop longs. Emmanuel Macron marque sur ce point une impatience. Il a raison.

J’AI LU…

Les 3 minutes 25 de bonheur prodiguées par François Morel, chez Denoël. François Morel, c’est un sujet intéressant pour les optimistes qui pensent que l’on possède toujours plusieurs cordes à son arc. Lui est chanteur, acteur, humoriste, essayiste et chroniqueur sur France Inter, il vient de regrouper bon nombre de ses chroniques dans ce recueil. Ça va de la poésie des bancs publics à une sorte de plaidoyer enflammé pour les personnes âgées, de la découverte d’une nouvelle planète aux valeurs fondamentales du quotidien et de la vie. Sa façon d’écrire décalée, très plaisante, nous offre un petit livre qui complète agréablement ceux qui se consacrent à l’optimisme.

Réconcilier Luc Ferry avec la psychologie positive !

Je suis toujours étonné de voir mon ami Luc Ferry s’acharner à condamner la psychologie positive et le développement personnel comme il vient encore de le faire dans ces colonnes du JDD. Est-il raisonnable d’en faire une des causes qui menacent l’Occident, tendent à « déconstruire tout ce qui ressemble à un effort collectif » ?.

Le philosophe appuie son raisonnement sur celui du seul écrivain, Fabrice Midal, qui nous invite à devenir narcissique . Il en déduit abusivement que « l’injonction à devenir narcissique est devenue le leitmotiv de notre temps». Il pratique l’amalgame, ignore les ouvrages sérieux consacrés à l’optimisme, les philosophes, de Mathieu Ricard à Charles Pépin, toute cette école dont je fais partie qui refuse l’optimisme béat porté par les extrémistes de l’optimisme et promeut un optimisme lucide, celui qui est construit sur des valeurs positives que partage pourtant Luc Ferry.

Le débat n’est pas nouveau entre bonheur et optimisme. Il est vrai que le bonheur se vend bien. Il est certain qu’il a ses charlatans et ses boutiquiers. Dans la grande compétition des hommes, des idées, des produits, le marché de l’individu est très exploité en promettant à tous de devenir des winners. On y apprend qu’il ne faut compter que sur soi-même, que chacun est seul responsable de son succès. Ce sont des balivernes. Puis-je faire remarquer à Luc Ferry qu’en dix ans de conférences au Printemps de l’Optimisme, qui ont rassemblé la quasi-totalité, y compris lui-même, des philosophes, pas une fois je n’ai entendu ce genre de balivernes. Au contraire, nous ne cessons de rappeler que ce qui nous fait progresser c’est le regard des autres, le travail en commun, la qualité des interactions collectives, le moi-nous : je progresse, je me réalise en connexion avec les autres.

Nous pouvons donc convenir que le bonheur est une notion très personnelle et qu’il existe des moments de bonheur plutôt qu’un état général qui conduirait à une euphorie permanente peu recommandable, alors que nous savons que rien ne va toujours bien mais également que rien ne va toujours mal comme le pensent les pessimistes. Il ne doit pas y avoir de confusion avec l’optimisme qui peut et doit être une hygiène de vie, une recherche de simple équilibre personnel, afin de ne pas être obsédé uniquement par ce qui va mal, ce qui est moche, triste, effrayant pour, sans rêver d’un monde plus beau qu’il n’est, orienter notre regard vers ce qui est beau, positif, ce qui fonctionne, les traceurs, les créateurs, les innovateurs, toutes ces initiatives foisonnantes qui viennent tous les jours du terrain. Dans son magnifique livre, « La société de confiance », Alain Peyrefitte nous a enseigné que le développement d’une personne ou d’un peuple ne dépend pas seulement de critères rationnels, pour une personne, la formation ou la culture, pour un peuple, ses ressources ou son climat. Mais aussi de sa psychologie et de son moral.

Il y suffisamment de mauvaises nouvelles, de prophètes de malheur, de raisons d’être inquiet pour ne pas en rajouter, pour tenter de donner raison à Sylvain Tesson lorsqu’il déclare que la France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer.

Il est, de plus, incontestable que les intuitions des fondateurs de la psychologie positive, il y a quelques décennies, sont aujourd’hui validées par les recherches sur le cerveau. Oui, nous avons en nous des ressources naturelles pour aller bien. Le meilleur médicament, c’est nous ! Oui, développer des pensées positives fait monter la kyrielle des neuromédiateurs du bien-être et des hormones positives, la sérotonine, la dopamine, les endorphines, l’ocytocine. En sens inverse, un emportement, une pensée noire, une émotion négative font risquer au mieux la mauvaise humeur, au pire l’infarctus ou l’AVC. L’optimisme est bon pour notre moral, pour notre santé aussi.

L’inventeur majeur de la psychologie positive, l’américain Martin Seligman, a fait réaliser une étude fondamentale par ses étudiants de l’université de Pennsylvanie sur le thème « Quelles sont, depuis la nuit des temps, dans toutes les religions, les cultures, les philosophies, les grandes valeurs et les forces de caractère qui fondent une vie meilleure ? » Vous y trouvez tout d’abord la sagesse, la curiosité, la créativité, l’ouverture d’esprit, le courage avec la persévérance, l’intégrité, la vitalité. Ensuite, l’humanité avec l’intelligence sociale, la bonté, l’amour puis la justice avec l’équité et la citoyenneté. Enfin, citons la tempérance ( la maîtrise de soi, la clémence, l’humilité) et la transcendance avec la spiritualité, la gratitude, l’appréciation de la beauté et de l’excellence.. et l’humour. Voilà de quoi, sans doute, réconcilier Luc Ferry avec la psychologie positive.

Concluons avec Spinoza, si cher à notre philosophe : « Si vous voulez que la vie vous sourie, apportez-lui d’abord votre bonne humeur». Au travers de nos manifestations, l’action de nos 50 délégués régionaux, nos conférences qui donnent la pêche, nous nous efforçons modestement de relayer cette maxime.

Thierry Saussez
Président de la ligue des optimistes de France

Crédits photo : © MEHDI FEDOUACH / AFP

L’ACTUALITÉ POSITIVE DU MOMENT

La personnalité du mois c’est Alexandre Jardin. Écrivain, pamphlétaire, créateur de BBZ, Bleu, Blanc, Zèbre , ce passionné est sur tous les fronts où il possible de matcher des projets souvent d’élus et des solutions. Sur l’habitat, l’emploi, la santé, la transition écologique, l’éducation.

Son approche est fraternelle. Son credo, les énergies positives. Il a été l’un de nos prestigieux parrains du Printemps de l’optimisme. Il organise, le 6 avril prochain, la première rencontre entre les projets des territoires et les porteurs de solutions labellisées pour répondre aux besoins des citoyens.

Toutes les infos : Laurent.galazzo@bleublanczebre.fr

D’autres événements méritent votre attention. D’abord, bien sûr, la remise des Trophées optimistes d’Eco-Réseau, le 16 mars, à la Chambre de Commerce de Paris. J’aurai le plaisir, comme président de la Ligue des Optimistes de France, d’y remettre un prix.

Et, avec une autre de mes casquettes, je n’oublie pas les considérables retombées médiatiques qui continuent après la publication, par le JDD, du palmarès des Villes et villages où il fait bon vivre. Nous avons, avec cette association, dont je suis président, fait beaucoup d’émules tant se multiplient toutes sortes de palmarès sur l’emploi, l’éducation, l’immobilier, la qualité de vie. Mais, évidemment, ils sont partiels.

Notre palmarès concerne les 34 820 communes de métropole et il est construit sur 198 critères provenant pour l’essentiel de l’INSEE, avec des résultats pondérés à partir du sondage national réalisé par l’institut OpinionWay. Ce sont ainsi les attentes des Français à l’égard de nos territoires qui donnent au classement sa touche finale. Cette légitimité donne également sa force à notre label que les 3 000 communes les mieux classées peuvent demander à exploiter pour affirmer la fierté des habitants et à l’utiliser dans la communication municipale, la promotion économique et touristique, l’accueil des nouveaux arrivants.

Il y a, comme chaque année, des nouveautés. Un nouveau critère, celui de la protection de l’environnement avec notamment la qualité de l’air. Sur la sécurité, nos données, pour être plus proches du terrain, ne sont plus globalisées au niveau départemental mais municipal. Et il y a une vraie continuité.

Le classement national est sans équivoque: Angers est toujours en tête du Top 5 des villes. 2ème, 3ème, 4ème : Bayonne, Biarritz, Anglet. Le pays basque fait un carton ! Et cela se confirme avec le Top 10 des villages (moins de 2 000 habitants) avec toujours Guéthary en tête et la présence de Mazières-Lezons ainsi que Buros, soit 3 villages du pays basque.

C’est la reconnaissance des villes moyennes et des villages à laquelle nous avons beaucoup contribué depuis 4 ans. Du même coup, ce palmarès confirme le désamour pour les grandes villes. Paris, Lyon, Marseille, Nantes sont, non seulement, dominées par les villes moyennes mais reculent encore dans le classement. La province , « ce mot hideux », comme disait Malraux tant les provinciaux étaient snobés par les Parisiens et la ruralité par les urbains, a pris sa revanche sur les grandes métropoles.

LE BONHEUR EST DANS LE PRÉ, LE JARDIN, LA QUALITÉ DE VIE, LES VILLES MOYENNES ET LES VILLAGES.

Cette évolution majeure que nous avions déjà annoncée il y a 4 ans, avec notre premier palmarès, a été accentuée par la crise sanitaire et le télétravail, avec les mouvements de population que cela a entraînés.

Allez consulter le classement de votre commune sur le site de Villes et villages où il fait bon vivre : https://www.villesetvillagesouilfaitbonvivre.com/

Suivez bien les retombées médiatiques, après la publication du palmarès par le JDD, sur les radios, les télévisions, les magazines, la PQR, les réseaux sociaux. Partagez ces informations au bénéfice de votre commune. Et, en confidence, continuez à nous suivre : nous publierons des données exclusives et complémentaires dans les semaines à venir.

Du côté des livres, 2 mentions. « Ne stressez plus au travail » de Michel Cymes ( Pocket). Faites le plein de conseils pratiques pour éviter le mal de dos, le burn-out, mieux communiquer, se sentir bien dans son job. Et « Mon cahier-Pensée positive » de Cécile Neuville, Isabelle Maroger, Bénédicte Voile ( Ed. Solar ). Vous pourrez booster votre bonheur, utiliser vos super-forces. Avec 6 programmes de coaching et un défi positif par jour.

L’ACTUALITÉ DU MOIS DE JANVIER

L’événement c’est ce plus d’un million de Français qui ont décidé, l’année dernière, de créer leur entreprise. Record battu.
Oui, il y a une forme de désimplication dans la relation au travail.
Oui, le nombre de salariés démissionnaires explose mais, pour l’essentiel, cela concerne les entreprises de plus de 50 salariés.
Oui, une partie de ces créations d’entreprises sert surtout d’activité d’appoint mais c’est déjà très utile. Certaines ne passeront pas l’année mais ces défaillances restent très minoritaires. Cette situation ne relève pas vraiment d’un pays aussi déprimé qu’on l’entend ou lit si fréquemment. Il traduit, au contraire, cette volonté positive qui nous conduit à faire face, à se bouger, à passer à l’action, à prendre ses risques, à saisir toutes les opportunités qui se présentent.

Restons sur le sujet pour rendre hommage au président de la Fédération Nationale des Auto-entrepreneurs et des Micro-entrepreneurs, François Hurel. Il a été à l’origine de la création de ce nouveau statut lancé, en 2008, par le secrétaire d’Etat Hervé Novelli, dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie décidée par président de la République Nicolas Sarkozy. Il ne cesse pas, depuis, de défendre et promouvoir cette innovation spectaculaire qui était très en avance sur son temps et, comme toujours, a fait l’objet de bien des doutes et de nombreuses polémiques. Aujourd’hui, François Hurel fait remarquer, à juste titre, que le succès de l’auto-entrepreneuriat s’explique en cela qu’il a précédé le changement d’état d’esprit face au travail avec, en quinze ans, ces millions de Français qui entendent faire le choix de l’indépendance.

Du côté des livres, arrêtons- nous sur l’ouvrage d’Olivier de Kersauson: Veritas Tantam, potentiam habet ut non subverti possit. Traduction : la vérité a une telle puissance qu’elle ne peut être anéantie (Editions Cherche-Midi). Ce grand navigateur ne mâche pas ses mots. Il exprime son profond refus d’être mécontent. Dans une récente interview au JDD, il a déclaré : « Avant, pour exister, il fallait faire quelque chose de grand. Aujourd’hui, il faut trouver la bonne plainte ».
Pour lui, une seule chose compte : garder le cap au milieu des tempêtes. Une lecture tonique et réjouissante.
Un mot encore du livre La compagnie des voyants de Mathieu Laine ( Grasset ).

Professeur d’Humanités à Sciences Po , ce libéral nous avait plutôt habitués à des essais brillants mais disons classiques. Dans celui-ci, il part de 5 romans pour dénoncer le populisme, démasquer le moralisme, sauver l’universalisme, juguler l’épidémie de nos peurs, ne plus jamais penser que la culture et notamment les livres ne seraient pas essentiels.

Vaste tâche, aurait dit le général de Gaulle. Mais, croyez-moi, un vrai régal.

LE BILLET DU MOIS

La personnalité du mois est le grand résistant, fondateur de France active, Claude Alphandery. Acteur central de l’économie sociale et solidaire, France Active soutient les jeunes pousses portées durablement par cette vision du développement économique.

Claude Alphandery veut aller plus loin en appelant à la mobilisation, afin de créer cent clubs pour échanger sur les pratiques, mutualiser aides et conseils. Comme quoi, lorsque l’on a l’engagement chevillé au corps on peut rester, à cent ans, c’est son âge, hyperactif.

L’événement c’est la réforme des retraites. Elle est inéluctable. Pour l’équilibre du système, la protection des retraités comme pour les finances publiques. Je suis toujours stupéfait d’entendre de nombreux acteurs ou observateurs déclarés qu’il ne faut pas faire cette réforme parce que 80 % des Français étaient contre. Cet argument est doublement absurde. Il faudrait donc gouverner par sondages interposés. Ce qui peut éclairer les décideurs deviendrait un guide de la décision. Plus encore, la volonté politique, le courage, la vision ( toutes ces choses dont certains prétendent qu’elles ont disparu dans l’exercice du pouvoir ) obligent le politique à faire face en engageant la bataille de l’opinion.

Je l’ai mesuré, lorsque j’étais délégué interministériel et directeur du SIG avec la dernière réforme de 2010. Au début 80 % des Français étaient contre. Convenons que l’on n’attendait pas d’eux qu’ils envoient des chocolats au gouvernement en remerciement de travailler plus longtemps ! Durant l’été suivant, presque aussi nombreux, ils approuvaient les manifestations, il y a eu des millions de personnes dans la rue. A la rentrée de septembre, signal faible, comme souvent de haute intensité : les débats jusque-là intenses et enflammés ont disparu sur les réseaux sociaux. En octobre les Français approuvaient la réforme. En décembre ils déclaraient que même si la gauche revenait au pouvoir elle n’abolirait pas la réforme. C’est effectivement ce qui s’est passé.

Les 2 clefs de l’aboutissement de cette réforme ont donc été clairement la volonté politique de tenir envers et contre tous les premiers indicateurs négatifs et la persuasion de l’opinion, avec les multiples actions de communication , que le message central était le bon : on vit plus longtemps, il faut se résoudre à travailler plus longtemps.

Évidemment, 12 ans plus tard, ce message reste d’actualité.

Du côté des livres je veux saluer l’ouvrage « Les maîtres du bonheur » de Catherine Golliau ( éditions du Cerf ). L’auteure parcourt 3 000 ans de quêtes, enquêtes et textes sacrés de Platon à Saint-Augustin, d’Epicure à Alain. Un vrai bonheur de lire ces maîtres du bonheur.
Finissons avec, dans ce monde de brutes, la beauté et la douceur de la poésie. Lisez François Cheng. Arrivé en France adolescent, sans connaître un mot de français, vivant chichement durant des décennies et aujourd’hui membre de l’ Académie Française. Il se fait le chantre de la voie orphique. Cet amour passionné de la langue française qu’il manie avec précision, subtilité et profondeur devrait faire école. Notre langue et nos valeurs sont positives et servent notre rayonnement international.

Le livre s’appelle «Une longue route pour m’unir au chant français ». Il est publié chez Albin Michel.

Affirmons une admiration sans limite pour ce grand Monsieur.

MA RUBRIQUE POUR ÉCO-RÉSEAU (OCT-NOV 2022)

A mes yeux, les personnalités qui dominent l’actualité ce mois-ci, ce sont les femmes iraniennes. Après la mort de Masha Amini, arrêtée trois jours plus tôt par la police des mœurs pour  » port de vêtements inappropriés ”, la révolte gronde en Iran et les manifestations se sont succédées dans tout le pays.

Je mesure déjà l’énormité d’une information que je viens de donner. Oui, en Iran, en 2022, il y une police des mœurs, on traque les femmes, on les emprisonne, on les abat de sang-froid dans les manifestations parce qu’elles ne portent pas le voile ou même quand une partie de leurs cheveux dépasse.

Je ne sais pas ce qu’il adviendra de cette révolution même si les polices et forces paramilitaires de la dictature iranienne doivent se méfier des jeunes et des femmes qui pourraient bien organiser une forme durable de résistance. Beaucoup, en Russie, disent que Poutine a seulement peur des babouchkas dont on envoie les enfants à la mort. Il pourrait bien en être de même en Iran tant les jeunes femmes, la sève d’une nation, sont à la pointe du combat.

Ce que je sais, en revanche, c’est l’ignominie de ceux qui se taisent par crainte d’attiser l’islamophobie et, plus encore, l’ignominie de tous ceux qui incitent les jeunes générations, chez nous, à l’inverse de la révolte en Iran, à porter le voile en toutes circonstances. Comme l’écrit Caroline Fourest dans le très remarquable journal Franc-Tireur : « En Iran, les femmes brûlent leur voile pour vivre libres, et se font tirer dessus. En France, les gamines se font bourrer le crâne pour que leur voile serve de bélier contre l’école laïque… »

Du côté des livres, pour en rester à l’international ( l’optimiste lucide regarde le monde tel qu’il est y compris avec ses menaces ) je veux dire un mot du livre  » Le mage du Kremlin ” de Guilano da Empoli ( Gallimard). Un magnifique roman, un vrai bonheur de lecture qui éclaire avec talent l’actualité géopolitique et les risques que fait courir au monde le retour de l’impérialisme en Russie. Cet ouvrage mérite le Goncourt.

Autre livre, davantage dans notre bibliothèque habituelle :  » Visez le sommet, pour réussir devenez stratège ” de Christine Kerdelllant et du Général Vincent Desportes ( Seuil ). Les plus grands leaders français et étrangers témoignent de leurs riches expériences. Avec un objectif très précis que j’ai maintes fois expérimenté : dans tous les domaines, communication, management, diplomatie etc…la tactique est utile mais ce qui compte le plus c’est la stratégie, la vision, ce qui permet le leadership.

L’événement à suivre est du côté de Reporters d’Espoir qui lance sa revue. Afin d’amplifier son action pour promouvoir les initiatives à impact, valoriser une info qui contribue à créer la confiance. Voilà un message que connaît bien Eco Réseau.

Je finirai dorénavant par un petit signe à une action de communication ou une publicité originale. En commençant par l’annonce d’Éric Bompard dans les journaux :  » Abandonnez la cravate pour le col roulé « . En référence évidemment à la déclaration de Bruno Lemaire qui a fait sourire. Il n’est pas interdit pour une marque de tenter d’en faire une mode.

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