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Happycratie
 ou une critique idéologique de « l’industrie du bonheur » (sic)

Un livre est publié qui semble critiquer la psychologie positive et dont les auteurs annoncent la couleur : «les marchands de bonheur prétendent agir pour notre bien. Nous ne devons pas les écouter ou nous nous perdrons dans une vaine obsession de nous-mêmes».

À la lecture de l’ouvrage, on mesure d’abord les impasses gigantesques que les 2 auteurs, Edgar Cabanas et Eva Illouz, font volontairement.

Impasse sur les recherches sur le cerveau qui confirment les intuitions initiales des pères de la psychologie positive et indiquent clairement que le meilleur médicament est en nous. Rien sur la plasticité de notre cerveau avec des réseaux parallèles et interconnectés. Rien sur les liens entre cerveau et muscle cardiaque qui relient émotions et pensées. Rien sur la capacité d’une seule pensée positive pour déclencher la kyrielle de neuromédiateurs et d’hormones bénéfiques et rien non plus sur la simple pensée négative qui conduit à la montée d’adrénaline, l’accélération du rythme cardiaque, de la pression artérielle et de la dilatation des bronches. Et, bien sûr, rien sur tous les petits exercices qui permettent de vérifier ces préceptes scientifiques. Se concentrer au réveil sur une chose agréable. Arriver au travail sans râler mais en partageant une bonne nouvelle. Exprimer plus souvent sa gratitude, etc.

Impasse sur les psychologues, psychiatres, pédiatres, médecins qui, de plus en plus nombreux, s’engagent, pratiquent, écrivent sur le fait que l’esprit soigne le corps et réciproquement, rien sur les bienfaits de la méditation, l’accompagnement positif des enfants et, plus généralement, des malades ou des personnes qui traversent une période difficile.

Impasse sur cette idée lumineuse et évidente que le développement d’une personne ou d’un peuple ne dépendent pas seulement de critères rationnels mais aussi du psychisme et du moral personnel ou collectif.

Impasse sur toutes les initiatives comme l’action de la Ligue des Optimistes de France, le Printemps de l’optimisme ou la France des solutions qui valorisent tous ces innovateurs, entrepreneurs, associations ou collectivités qui, partout en France, chaque jour, développent des actions d’intérêt général.

Je m’arrête là tant on pourrait compléter cette liste.

Alors, me direz-vous, pourquoi toutes ces impasses ? Pourquoi un angle si négatif et déprimant ? Pourquoi un livre à charge ?

On le comprend en 2 temps.

D’abord,  l’attaque se concentre autour de ce que les auteurs nomment le marché du bonheur, une notion plus indéfinie, plus subjective, plus personnelle que l’optimisme qui repose sur les valeurs très concrètes que nous promouvons. Quand c’est flou il y a un loup. Et cette attaque cible les États-Unis là où effectivement sévissent de nombreux gourous qui promettent aux crédules de devenir des winners, en ne comptant que sur eux- mêmes. Le contraire de notre approche sur le moi/nous, se réaliser pleinement en connexion avec les autres.
Ensuite, la révélation : l’objectif de ceux qui s’engagent pour promouvoir le bonheur et par amalgame la psychologie positive serait tout simplement de « raviver l’individualisme » pour faire de chacun «l’esclave de valeurs imposées par la révolution culturelle néolibérale ». Cela doit laisser coi, comme moi, tous nos parrains, partenaires, experts et philosophes !

Ainsi le rideau de fumée se dissout. Une charge furieuse, prétendument documentée, uniquement pour des raisons idéologiques qui nous sont totalement étrangères et qui, non seulement, n’altèrent en rien notre combat pour les valeurs positives de l’engagement, la bienveillance, la gratitude, la justice, l’exemplarité, le partage mais au contraire nous renforcent dans nos convictions.

Thierry Saussez
Vice-président exécutif de la Ligue des Optimistes de France
Créateur du printemps de l’optimisme

Je vous invite au Printemps de l’Optimisme

Pour sa 5ème édition le Printemps de l’Optimisme se développe sur un Mois !

C’est un événement unique en son genre. Il a déjà rassemblé des dizaines de milliers de participants.

En 2018, nous changeons de format. Pour démarrer à Paris et aller partout, du 23 mars au 2 mai 2018, au cœur de nos territoires, de Saint-Étienne à Marseille, de Nantes à Niort, à Clermont-Ferrand et dans bien d’autres villes.
En même temps, nous mettons en place une organisation territoriale, avec la Ligue des Optimistes de France, en désignant des délégués régionaux qui porteront au plus près du terrain nos messages.

Des messages optimistes et lucides.
Nous ne sommes pas des optimistes béats qui sont les extrémistes de l’optimisme.
Nous savons que la vie est belle à proportion qu’elle est féroce. On sait vraiment ce qu’est le bonheur quand on traverse des épreuves. Et le succès à la lumière de ses échecs.

Nous ne rêvons donc pas le monde plus beau qu’il n’est. Mais nous ne voulons pas être obsédés uniquement par ce qui est moche, triste, effrayant. En valorisant aussi ce qui est beau, positif, ce qui marche en France, les traceurs, les innovateurs, les entrepreneurs.

Les recherches sur le cerveau confirment les intuitions des fondateurs de la psychologie positive. L’esprit soigne le corps. Nous avons en nous les ressources naturelles pour éviter le stress et libérer, avec la seule force de la pensée, toute la kyrielle des hormones positives.

Le pessimisme est une démission. Respecter les autres commence par se respecter soi-même, c’est-à-dire utiliser toutes ses capacités, sans se réfugier dans les sempiternels « y’a rien à faire, c’est toujours la même chose, on n’y arrivera jamais ! ».

Le Mois de l’Optimisme débutera le vendredi 23 mars 2018 par une grande journée à Paris (à la Chambre de Commerce et d’Industrie Paris Ile de France – 27 avenue de Friedland 75008 Paris).
Les meilleurs experts et philosophes vous y attendent : Florence Servan-Schreiber, Philippe Bloch, Joël de Rosnay, Philippe Gabilliet, Ilios Kotsou, Charles Pépin, Frédéric Saldmann. Et beaucoup d’autres.
Vous profiterez également des formations les plus variées sur le développement personnel ou le bien-être au travail, ainsi que des animations phares qui font le succès de l’événement : la librairie optimiste, l’espace de l’engagement, la table de l’optimisme, les espaces sportifs, bien-être et vitalité, les espaces créatifs, le photocall des sourires, etc.

Passez une journée inoubliable et faites le plein d’enthousiasme, inscrivez-vous dès à présent :
https://www.weezevent.com/printemps-de-l-optimisme-2018 (entrée gratuite sur inscription).

Diffusez vous aussi l’optimisme.
Prenez part à cette action d’intérêt général. Faites reculer la sinistrose et la morosité. Développez l’envie d’y croire !
Partagez à votre tour des énergies positives.

Thierry Saussez
Créateur du Printemps de l’optimisme

Luc Ferry à la recherche du bonheur

Disons-le d’emblée, afin d’éviter toute équivoque: Luc Ferry est un ami. J’ai pour lui respect et admiration. Il m’a apporté, comme à beaucoup, tant de bonheur avec Qu’est ce qu’une vie réussie? que je suis décontenancé par la lecture de son dernier ouvrage 7 façons d’être heureux. Il est vrai que dans ce dernier ouvrage l’auteur est moins soucieux de «cette pluralité même des réponses qui supposent une forme de sagesse», qu’il affirmait dans la recherche d’une vie réussie.

Mais commençons, paradoxe oblige, par les points de convergence.

Luc Ferry rejette la quête du bonheur pour soi seul grâce à un travail centré sur son ego. Il est vrai que le marché de l’individu, avec ses recettes pour faire de nous des winners, prétendre que le succès ne dépend que de nous, est truffé de balivernes . Mais pas d’amalgame. Pour les optimistes, ce qui nous fait réussir c’est d’abord le regard des autres, le travail en équipe, la mise en réseau, l’intelligence sociale. À l’opposé du moi-je, c’est le moi-nous: je me réalise en connexion avec les autres.

Le philosophe en appelle constamment , à l’encontre – selon lui – des idéologies consolatrices mais funestes, à la réflexion, à la lucidité. Mais nous sommes des optimistes lucides. Les optimistes béats sont les extrémistes de l’optimisme. Nous ne rêvons pas d’un monde plus beau qu’il n’est. Nous savons que la vie est belle à proportion qu’elle est féroce. Nous affirmons que l’optimisme est d’abord nécessaire pour faire face aux épreuves de la vie. Quand ça va bien, on peut même avoir des états d’âme. C’est face à la difficulté qu’il convient plus encore de mobiliser des énergies positives. D’ailleurs c’est ce que font celles et ceux qui traversent les pires galères et se battent de toutes leurs forces pour s’en sortir.

Luc Ferry prône la pensée élargie, ouvrir les fenêtres, apprendre et créer, inventer et bâtir. Ne faut il pas pour faire tout cela, par exemple être chef d’entreprise, une bonne dose d’optimisme? Faut-il, comme le lapin pris dans les phares, rester obsédé uniquement par ce qui est moche, triste, effrayant? Une bonne hygiène de vie consiste à savoir aussi orienter son regard vers ce qui beau, positif, vers ce qui fonctionne, les créateurs, les innovateurs, les entrepreneurs, ceux qui apportent des solutions au lieu de créer des problèmes, toutes ces initiatives économiques, sociales, culturelles qui montent chaque jour du terrain et portent l’espoir.

L’auteur condamne l’ignorance crasse des réalités du passé, rejette l’idéalisation de la France d’hier pour mieux noircir celle d’aujourd’hui. Les optimistes considèrent cette nostalgie de l’âge d’or, de ce passé qui ne reviendra jamais comme une démission. Ils mettent en avant, malgré les crises, les atouts durables de la France et de la civilisation européenne.

Après cela, me direz-vous, à quelques détails près, où sont donc les points de désaccord?

La divergence centrale porte sur le fait que Luc Ferry jette le bébé de la psychologie positive avec l’eau du bain du bonheur. Il réfute du même coup toutes les avancées des recherches scientifiques, qui prouvent que pensées et émotions sont connectées dans le bon ou le mauvais sens, que nous avons en nous des ressources naturelles pour aller mieux et créer de l’entrain autour de nous. Il décourage toute personne de faire un effort sur elle-même pour éviter ce pessimisme funeste qui atteint notre moral collectif comme il gâche des chances sur le plan individuel. Pour aimer les autres, il faut se respecter soi-même à commencer par l’utilisation de toutes ses capacités personnelles.

Luc Ferry en vient même, au nom de la platitude anti-tragique, à douter de l’intérêt du jogging, de la diététique, des bienfaits du sourire et, au nom de la dimension du sens, des intentions de ceux qui militent dans un groupe ou donnent du temps à une association. Faudrait-il, pour être vraiment heureux, mépriser son corps, se laisser aller, faire la gueule? Faudrait il que l’altruisme, la bienveillance, l’engagement de ces millions de Français engagés dans le bénévolat soient incompatibles avec le fait d’en tirer aussi un accomplissement personnel?

Après avoir fait le constat des convergences et des divergences, concluons par un souhait qui s’applique aux philosophes, en général, et à Luc Ferry en particulier: un phare est fait pour donner de la lumière, non pour accompagner vers les ténèbres.

Source

Quand justice et médias font un bien curieux attelage

Dans l’édition du Monde datée du 4 novembre on annonce, à propos d’un hypothétique financement de la campagne présidentielle de 2007, les liaisons dangereuses de la Sarkozie. Pour aussitôt préciser que sur l’argent lybien l’enquête est impossible. Mais le Monde y a eu accès et échafaude un feuilleton plein de sous entendus qui s’apparente à une véritable fiction.

Jugez en plutôt à partir des extraits ci-dessous.

Il est précisé que les indices sur un possible financement par Kadhafi de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy s’accumulent.
Trois ans et demi d’investigations judiciaires poussées, toujours pas l’ombre d’une preuve définitive, mais de forts soupçons.
De l’enquête il ressort une impression troublante….
Beaucoup de fausses pistes et de témoignages invérifiables.
Les juges disposent de témoignages troublants.
L’ambassadeur de France en Lybie entre janvier 2008 et février 2011 leur a indiqué avoir entendu parler d’un possible financement de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Un ancien ministre mort en 2012 avait la manie d’écrire les comptes rendus de ses entretiens. Notamment celui avec le directeur de cabinet de Kadhafi concernant des fonds pour Sarkozy qui seraient partis…mais jamais arrivés. En plus le directeur de cabinet qui lui vit toujours n’a aucun souvenir de cette conversation.
L’une des hypothèses des enquêteurs est que M. Djourhi , présenté comme un apporteur d’affaires, ait été utilisé pour blanchir dans ses propres circuits financiers le cash lybien de la campagne de Nicolas Sarkozy. Ils ne sont pas parvenus pour l’heure à l’établir de manière certaine. Il est notamment question d’une villa à Mougins autour de laquelle auraient transité des dizaines de millions d’euros pour blanchir des fonds . C’est ce qu’affirment plusieurs dignitaires Lybiens. Des témoignages versées à l’enquête mais pour la plupart difficiles à vérifier.
Le juge Tournaire a réuni au moins sept témoignages qui accréditent la thèse du financement occulte sans pour autant l’étayer matériellement.
Il est aussi question de témoins à charge mais à la crédibilité parfois discutable. Les sommes évoquées varient de 1,5 à 3 millions d’euros et même à 20 millions en espèces ou 30 millions par virement .

Voilà , vous avez bien lu : des indices, des fausses pistes, des soupçons, des témoignages invérifiables, un ambassadeur qui a seulement entendu parler, un enchevêtrement d’hypothèses , des sommes variables de 1,5 à 30 millions d’euros, une thèse non étayée etc…

Quel est , devant tant d’incertitudes, le but réel du juge Tournaire ?
Comment des dossiers judiciaires sortent ils et pourquoi maintenant ?
La presse doit elle prendre le relais d’une procédure incertaine voire folklorique censée être couverte par le secret de l’instruction ou tenter d’établir des faits ?

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