Monthly Archives: octobre 2012

AUTONOMIE

La mutation fondamentale de ces derniers siècles est le passage de l’individu abstrait à l’individu concret, la reconnaissance de l’autonomie individuelle comme moteur de la société.

Le progrès est spectaculaire. En passant d’une société dans laquelle l’individu était noyé dans une masse censée être disciplinée et contrôlée par un pouvoir supérieur à une société dans laquelle chacun se produit lui-même, construit sa propre vie. Ce ne sont plus seulement les instances collectives qui font société mais la somme de nos engagements individuels.

Affirmer notre identité, le droit à la singularité et à la différence, la primauté de l’individu constitue donc la norme. Encore faut-il souligner que cette autonomie repose sur la responsabilité, l’initiative, l’acceptation de la compétition, l’effort et donc la mobilisation de toutes nos énergies positives.

ATOUTS

Il paraît que les trains n’arrivent jamais à l’heure, que les verres sont toujours à moitié vides, que la France est condamnée au déclin.

Mais si l’on veut bien quitter le monde virtuel alimenté par des médias anxiogènes et entrer dans la vraie vie, que voyons-nous ?

Jamais, depuis longtemps, nous n’avons fait autant d’enfants, ce qui est singulièrement une preuve de confiance dans l’avenir. Jamais nous n’avons créé autant d’entreprises et d’activités.

Nous sommes toujours premiers dans le monde pour le tourisme, toujours une grande puissance agricole, maritime, spatiale et militaire, troisième pays d’accueil des investissements étrangers, huitième au monde pour le dépôt des brevets. Parmi les 500 premières entreprises mondiales pour le chiffre d’affaires, 40 sont françaises, 39 allemandes, 26 britanniques. Notre niveau de vie a, en moyenne, doublé ces dernières décennies.

Le temps est venu de reconnaître et de valoriser nos atouts : les paysages, les terroirs, les vignobles, la gastronomie, la mode, le luxe, l’artisanat, les créateurs, les innovateurs, les chercheurs, les médecins, les entrepreneurs, un des tissus économiques les plus diversifiés d’Europe, de la TPE du coin de la rue à la grande entreprise qui, dans les secteurs de l’énergie, des transports, de l’eau, etc., fait rayonner notre drapeau dans le monde.

AMOUR

On pense naturellement que l’amour rend la vie meilleure, qu’il constitue une somme d’engagements qui transcendent la logique matérielle et donnent un sens singulier à notre vie, que rien ne compte plus que les sentiments, que cette émotion positive face à une personne que l’on juge irremplaçable. André Malraux disait que la plus belle chose qu’on puisse dire à une femme n’était pas « Vous êtes belle » ou « Vous me plaisez » mais « Vous m’êtes indispensable ».

Les enquêtes disponibles sur le niveau de satisfaction et de bonheur confortent effectivement cette thèse. Les gens qui se déclarent extrêmement heureux ont quasi tous une relation amoureuse épanouissante. Les personnes mariées sont moins dépressives, plus résistantes. L’un des indicateurs d’une vie réussie est donc bien d’entretenir une relation affectueuse,
intime, durable.

Cet amour prend quatre formes principales.

La première s’adresse à ceux qui renforcent notre confiance, nous guident, nous conseillent, nous accompagnent, nous donnent du bien-être. C’est le sentiment qu’éprouvent les enfants pour leurs parents. En extrapolant, on le trouve également dans les relations d’amitié plus sélectives, plus choisies, davantage réservées à des plaisirs en commun mais susceptibles aussi d’aider à traverser des moments difficiles. Plus ces amitiés sont anciennes, durables, de ce fait jamais très nombreuses, plus elles constituent un indicateur de bonheur.

La deuxième grande forme de l’amour concerne ceux que nous protégeons, qui dépendent de nous pour les bienfaits que nous leur prodiguons, ceux pour lesquels nous sommes prêts à tous les sacrifices et dont le bonheur nous rend heureux. C’est l’amour des parents pour leurs enfants.

Il y a également, bien sûr, l’amour romantique, celui du rapprochement intime, physique, émotionnel, sexuel, qui nous fait idéaliser l’autre, embellir ses attraits, minimiser ses défauts.

Et puis, il y a l’agape des anciens Grecs, l’amour du prochain, la connexion avec l’humanité, l’altruisme.

Dans tous les cas de figure décrits, convenons avec Jean Cocteau que, plus que l’amour, il y a des preuves d’amour. Un mot, une attention, un baiser, se sentir, se toucher, s’enlacer, s’apprécier, admirer, sont autant de signes d’intérêt, d’amitié, de tendresse ou d’amour.

ADAPTATION

L’une des facultés humaines les plus remarquables est notre capacité d’adaptation.

Elle rend les gens et les peuples heureux plus exigeants. Ils se font, en effet, très vite aux avantages acquis. Du coup, leurs attentes augmentent.

Elle nous permet également de faire face aux difficultés, aux épreuves, aux maladies dès lors que nous sommes mobilisés pour les surmonter.

Ce qui doit nous intéresser le plus, c’est que bien des éléments pourtant essentiels de notre vie, comme notre santé, notre instruction, nos revenus, ont en réalité, parce que nous nous adaptons à ce qui va mal et que nous nous habituons à ce qui va bien, relativement peu d’influence sur notre sentiment de bien-être.

On peut donc considérer que l’optimisme et le bonheur ne dépendent pas de facteurs matériels ou physiques mais qu’ils sont plutôt de nature psychologique, qu’ils sont dépendants de notre façon de ressentir,  d’appréhender, d’analyser.

ACTION

Rendez-vous régulièrement pour un mot-clé de la positive-attitude, issu des 101 mots de l’optimisme !

C’est un mot-clé que nous allons retrouver souvent. Il vaut donc bien que nous commencions par lui.

« L’homme est ce qu’il fait », disait André Malraux. L’action nous pose en individu autonome, entreprenant et responsable de chacune de ses initiatives.

L’action, c’est ce qui permet de dépasser les inquiétudes et de marginaliser les peurs.

L’action est le témoin de notre vitalité. C’est le mouvement qui nous porte et entraîne les autres, le cercle vertueux de la motivation personnelle et de la capacité de mobilisation.

Parfois l’on est découragé, on ne sait pas comment s’y prendre. Il faut alors renouer avec l’action, se donner un petit défi, un challenge à portée de main.

Suivez, dans ce cas, la méthode SMART :
– Spécifique
– Mesurable
– Atteignable
– Réaliste
– Temporellement déterminé

Réfléchissez. Vous trouverez facilement un exercice simple, facile à exécuter dans le quotidien de votre vie ou au travail (par exemple régler un problème relativement simple mais qui traîne). Réussi, il vous aidera à repartir vers d’autres actions plus significatives.

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