Monthly Archives: juin 2011

OPTIMISME : c’est vous qui le dites #4

« Il y a une sorte de hardiesse à soutenir, à contre-courant de la pensée dominante, ce que vous écrivez contre le défaitisme ». CM

« Bravo, enfin un peu d’air pur pour nous sortir de la pollution de l’indignation ». AIL

« La rancœur, les regrets stériles ne font pas partie de mon ADN . La réflexion sur soi : as-tu tout mis en œuvre pour obtenir ce qui te tient à cœur ? ». MB

« J’ai bu du petit lait en vous lisant. Pour expliquer aux Français que la France est formidable et qu’ils sont en majorité des gens heureux avec des changements tournés vers un avenir plus moderne  et positif ». MC

Pour moi aussi, tous les mots que vous utilisez dans vos messages sont bons à savourer : la hardiesse, le bonheur, l’énergie, l’air pur, l’ADN positif…

Ils sont autant d’encouragements à porter cette parole de l’optimisme et de la confiance, à organiser un véritable réseau, à chercher des idées, à monter des opérations.

Restons mobilisés.

OPTIMISME : c’est vous qui le dites #3

« Indignez-vous est de la barbe à papa. Optimisez-vous, de la poudre aux yeux. Comment optimiser avec 500, 600 ou 700 euros par mois ? ». JH

« Je veux bien croire à vos sornettes quand on a un salaire comme le vôtre mais avec le mien qui plafonne à 1 135 € net, venez me montrer au jour le jour votre optimisme ». ReM

J’ai répondu à JH que, dans tous les cas de figure, il valait mieux mobiliser les énergies positives que de se lamenter ou désespérer. Il ne s’agit pas de nier les difficultés ou les injustices mais, encore une fois, l’indignation ne produit rien. L’optimisme mobilise, entraîne, construit.

J’ai demandé à ReM à qui il croyait parler. Mon père est descendu dans la mine, adolescent, avant d’être majordome puis chauffeur. Ma mère a été femme de chambre avant de tenir un petit commerce. J’ai grandi, avec 6 frères, dans une cité HLM de Colombes. La vie était rude pour mes parents et simple pour nous. J’ai connu les petits boulots et mon premier vrai job était moins bien payé que celui de ReM.

Il est vrai, qu’ à force de volonté… et en prenant des risques comme entrepreneur,  j’ai réussi ma vie. Cela prouve bien qu’on peut y arriver sans rien au départ. Probablement, cela nous fait-il aussi réfléchir :

  • d’une part, à ce monde qui vient à nous de partout et crée des besoins vitaux qui n’étaient pas ceux de ma génération
  • d’autre part, à cette question lancinante que j’évoque dans mon livre, de l’égalité et de l’égalitarisme

Nous ne serons jamais égaux sur la ligne d’arrivée. Il faut, au moins, que nous le soyons sur l’aire de départ…

OPTIMISME : c’est vous qui le dites #2

« Si nous pouvions arriver à retourner cette tendance viscérale au pessimisme de notre cher et vieux pays ! Comment votre discours, très exact dans les termes et les idées, peut-il atteindre surtout les jeunes ? ». D.R

« Enfin, ce qu’il fallait dire et écrire pour mettre les choses de ce monde dans leur perspective réelle. C’est exactement ce qu’il fallait pour faire avancer notre société, analyser et décoder la réalité de nos comportements, être capables de le retranscrire et le communiquer ». A de S.

« Les choses simples à vive, voilà tout simplement l’optimisme. J’aimerais vivement avoir une émission de télévision sur les personnes qui ont réussi leur vie et non pas dans la vie ». YM

Vous pouvez compter sur moi pour continuer à communiquer et mettre, comme vous le dites, les choses dans leur perspective réelle. Bonne idée, le positionnement d’une émission à la télévision sur les personnes qui ont réussi leur vie.
Oui, il faut parler aux jeunes. J’ai engagé cette semaine une grande campagne sur Skyrock. Je vous tiendrai au courant.
A suivre, de nouveaux témoignages…

Le blog sur la plateforme Skyrock à destination de la jeune génération : http://optimisezvous.skyrock.com/

 

OPTIMISME : c’est vous qui le dites

« j’ai vraiment envie de participer avec vous à promouvoir des valeurs nouvelles de l’information réaliste de masse. Elles passent peut-être par des outils marketing nouveaux et plus puissants, un projet d’émission TV pertinente ». NR

« j’étais en train de me laisser intoxiquer par la pessimocratie ambiante … votre article du Figaro-Magazine devrait être dans toutes les salles d’attente des psychiatres. Il serait plus efficace que tous les capteurs de la sérotonine ou toutes les benzodiazépines qui font de l’électeur un gastéropode sous perfusion allocative ». JPD

Oui, il faut créer un groupe de pression pour la confiance et l’optimisme.
Oui, il faut développer, comme j’ai commencé à le faire, une veille des bonnes nouvelles (alimentez-moi pour le compte twitter).
Oui, il faut réfléchir en commun à des actions positives, répondre à ceux qui portent atteinte au moral de la nation (même en temps de paix, c’est à tout le moins une action négative).

A suivre : de nouveaux témoignages…..

La nouvelle génération est une chance (Extrait du « Manifeste pour l’optimisme »)

Nous avons un motif d’espoir supplémentaire, c’est le renouvellement des générations. La Fondation pour l’Innovation politique a fait réaliser par TNS-Sofres, fin 2010,  une remarquable enquête auprès des jeunes dans vingt-cinq pays. Certes, les jeunes Français sont plutôt dans la même situation que les adultes entre confiance individuelle et pessimisme collectif, satisfaction de leur vie personnelle et insatisfaction de la situation générale de leur pays mais en plus atténuée.

Contrairement aux adultes qui pensent que leurs enfants seront moins heureux qu’eux et  rejettent la mondialisation, ils sont en majorité satisfaits de l’époque dans  laquelle ils vivent et estiment que la mondialisation est plutôt une opportunité. Ils ne s’enferment pas dans cette contradiction qui consiste à consommer, sans se poser de questions, les produits du monde entier tout en rejetant la mondialisation. Ces données, même timides, sont significatives. La nouvelle génération se détache plus rapidement que les précédentes de notre héritage de défiance. Elle a un rapport décomplexé à l’argent, dont on a vu qu’il est à l’origine de l’engrenage de la défiance, n’a aucune nostalgie du passé qui fait douter de l’avenir. Elle est peu encline aux idéologies et ce n’est pas à elle que vous ferez croire que par un coup de baguette magique on peut changer la vie, la société ou la civilisation.

Sa relation à l’Etat est plus réaliste, moins dépendante. Je l’ai mesuré, en 2010, lors du lancement, à l’initiative des pouvoirs publics et de Skyrock, de la plate-forme jeunes WAKA. A cette occasion, plusieurs enquêtes spécifiques ont été réalisées auprès des jeunes et 150 000 d’entre eux ont répondu, avec 300 000 contributions, à la plus grande consultation de la jeunesse organisée depuis près de 20 ans. Sans surprise, leurs préoccupations sont d’abord d’ordre intime, dans la sphère de proximité, santé, accès aux soins, sexualité. Contrairement à une idée reçue, il n’y a aucun rejet, a priori, de l’Etat mais une relation opportuniste, en fonction des besoins et une attente forte d’accompagnement pour les aider à construire leur autonomie, à gérer leur projet de vie.

Cette génération est au fond utilitariste, non d’une façon égoïste ou cynique mais au sens philosophique de l’utilitarisme de Bentham et de Stuart Mill. La justesse d’un acte se juge non pas en tenant compte des principes (surtout ceux qui sont imposés) mais d’après ses conséquences et doit tendre, y compris pour les autres, à augmenter la satisfaction, les avantages, le bonheur. Ce « conséquentialisme » part d’une  démarche individuelle mais considère le bien-être de tous qu’il soit physique, moral ou intellectuel. Nous sommes passés du moi-je, le repli de l’individu sur lui-même, au moi-nous, se réaliser personnellement mais en connexion avec les autres.

Les jeunes d’aujourd’hui regardent le monde tel qu’il est sans se réfugier dans la crainte, sans recourir à la victimisation, sans chercher de boucs émissaires. Dominique Reynié, le directeur de la fondation, écrit que « le manque d’ambition » entrave la jeunesse, alors « qu’elle est désireuse de prendre pied dans une vie nouvelle à laquelle la globalisation confère  le projet et le souffle qui font défaut à beaucoup de nations ».

Cette lucidité et ce réalisme n’en font ni une génération sacrifiée ni, moins encore, un péril jeune mais une chance pour construire une société plus confiante.

 

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