C’est probable mais plutôt seul ou en privé, comme autour d’une blague pas vraiment racontable.
Peut-on faire rire de tout ? Je ne crois pas. La dimension publique devient alors choquante voire insupportable.
J’adore Canteloup mais lorsqu’il évoque la noyade du petit Grégory ou fait une parodie de Jean Ferrat chantant sur le thème du cancer colorectal, cela ne me fait pas rire.
Il en est de même quand Stéphane Guillon, au-delà de la critique malicieuse, s’en prend à la personne et au physique d’Eric Besson : « des yeux de fouine, un menton fuyant, un vrai profil à la Iago. Idéal pour trahir ».
Stéphane Guillon a-t-il conscience qu’il s’agit là d’un véritable délit de facies que, par ailleurs, il condamne certainement. En savoir +
Chacun, à son niveau, tire les conclusions du résultat des élections régionales.
La principale touche à l’abstention et notamment la plus significative, celle d’un grand nombre d’électeurs de droite.
C’est un signal fort. La crise y est pour beaucoup, elle diffère les résultats des changements profonds engagés, augmente les difficultés rencontrées par de nombreux Français dans nos villes comme dans nos campagnes, engendre l’inquiétude y compris du déclassement qui touche les classes moyennes et bien au delà.
Constatons néanmoins qu’il ne s’agit pas d’un vote contre les réformes. Une grande majorité de nos concitoyens souhaite au contraire qu’elles soient poursuivies ou accélérées.
Cela signifie deux choses :
1- Nous vivons une véritable révolution culturelle. Le concept de la réforme est entré dans notre vocabulaire quotidien. C’est un mot que l’on chuchotait hier, parfois presque un gros mot. Cette En savoir +
Chacun a en tête le flot de critiques de l’opposition qui vient d’accompagner le moindre geste ou déclaration du Président de la République ayant un lien supposé avec la campagne des élections régionales.
Nous sommes ainsi dans une campagne où l’opposition appelle constamment au vote sanction contre Nicolas Sarkozy mais en tentant simultanément de lui interdire en quelque sorte toute réponse, même indirecte, puisqu’il est effectivement resté à l’écart de la campagne partisane.
Le plus choquant dans cette affaire n’est-il pas justement qu’au lieu de faire la pédagogie de l’importance des régions et de valoriser leurs missions, l’opposition a voulu en faire une mobilisation contre le pouvoir central ?
Résultat : Le grand gagnant du premier tour est incontestablement l’abstention. Certes elle interpelle tous les acteurs car ses ressorts sont variés mais elle concerne au premier chef, il faut tout de même le souligner, les En savoir +
Du tapis de course à New-York En savoir +
Mots clés : Jogging, Presse
Il est vrai que nos campagnes électorales sont devenues assez tristes. On peut se poser la question de savoir en quoi la réglementation y est pour quelque chose.
J’ai participé, voici quelques jours, à un dîner-débat avec Michel Rocard, l’auteur de la loi du 15 janvier 1990 qui réglemente la communication en période électorale.
Acquis considérable de cette loi sur lequel on ne reviendra plus : éviter les abus du passé en plafonnant les dépenses et en contrôlant les recettes.
Inconvénient majeur : le législateur a voulu aussi interdire la publicité par voie d’affichage et dans la presse trois mois avant le scrutin (de 3 à 4 mois plus exactement, je vous passe les détails juridiques).
A partir de l’instant où les dépenses sont plafonnées et contrôlées durant l’année qui précède l’élection, il est vrai que l’on se demande pourquoi, en plus, le législateur a interdit la publicité par voie de presse ou En savoir +
En complément de mon billet sur Monsieur Badiou, lisez le dossier très éclairant de l’hebdomadaire Marianne publié cette semaine. C’est encore beaucoup plus effrayant que ce que je pensais ou écrivais. Et cela équilibre utilement la véritable promotion qui est faite, comme l’écrit Marianne, à ce « perdant dont l’originalité consiste à défendre tout ce qui a échoué ».
On retrouve ici la question obsédante pour les médias qui se posait avec Monsieur Le Pen : pas de censure, certes, mais pas non plus de cette complaisance racoleuse que l’on voit poindre ici ou là. En savoir +